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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 18 nov. 2020 : Noël en pandémie, et itinérance

Cohabitation entre itinérants et commerçants à la Place Dupuis

Difficile cohabitation entre itinérants et commerçants près de la Place Dupuis

Publié le 19 novembre 2020
L’Hôtel Place Dupuis à Montréal, en avant-plan, la Place Émilie-Gamelin.
L'Hôtel Place Dupuis a commencé à accueillir des personnes en situation d'itinérance.PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'ambiance dans le Village gai a quelque peu changé depuis que l'Hôtel Place Dupuis a été choisi par la Ville de Montréal pour devenir un centre d'hébergement pour itinérants. Chaque soir, entre 50 et 100 personnes font la file plusieurs heures pour pouvoir entrer dans l'hôtel, et les altercations sont fréquentes. Des commerçants du secteur se plaignent d'une recrudescence de certains comportements nuisibles.

Des itinérants de différents secteurs de la ville ont convergé vers le Village gai depuis l’ouverture du centre d’hébergement. C’est la police qui m’a dit d’aller à la Place Dupuis, affirme Pierre, qui vivait auparavant dans l’ouest de l’île.

En raison des mesures sanitaires, l’entrée dans l’hôtel se fait au compte-gouttes, ce qui crée une importante file d’attente chaque soir. Il fait "frette", tu deviens agressif, tu es impatient, témoigne Sandra. Et on se lève tôt. À 6 h 30-7 h, ils viennent cogner à ta porte pour que tu descendes.

Cette forte concentration de personnes marginalisée effraie certains passants, comme Alexandra, qui travaille dans une boutique de vêtement devant la Place Dupuis : Le soir, pour aller au métro, ça fait un peu peur. Il y en a qui boivent, il y en a qui dealent de la drogue, il y a des prostituées.

Il y aurait aussi plus d’actes répréhensibles qui sont commis dans les rues, selon le directeur général de la Société de développement commerciale (SDC) du Village gai de Montréal, Yannick Brouillette. Il y a une recrudescence des comportements problématiques dans le Village, soutient-il. On parle de violence, et de trafic et de consommation de stupéfiants sur la voie publique.

La semaine passée, on a appelé la police deux fois à cause d’un itinérant qui ne voulait pas se tasser, raconte la propriétaire de la boutique de vêtements Ozer, Raphaëlle Imbault. Il n’était pas méchant, mais il était vraiment perdu. La semaine passée, juste sur le coin, il y a quelqu’un qui a uriné.

Yannick Brouillette, de la SDC, demande à la Ville d’augmenter la présence policière dans le secteur de la Place Dupuis, mais aussi d’embaucher des travailleurs sociaux, des agents de liaison et des psychologues pour traiter avec la population itinérante.

L’administration municipale a déjà annoncé qu’elle allait mettre en place une brigade de cohabitation sociale avec un numéro de téléphone que les commerçants pourront composer en cas de problème.