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1350$ par mois pour un 2 et demi à Montréal : Reportage de René Saint-Louis

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 19 juin 2020 : Crise du logement et avenue du Mont-Royal

1350$ par mois pour un 2 et demi à Montréal : Reportage de René Saint-Louis

La crise du logement frappe Montréal de plein fouet

Affiche « À louer » collée dans une fenêtre.
Il existe peu de logements abordables à Montréal, et ceux qui le sont le demeurent rarement longtemps, selon Samuel Descôteaux-Fréchette.PHOTO : Radio-Canada / René Saint-Louis
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 19 juin 2020

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec soutient qu'en raison de la crise du coronavirus, le taux d'inoccupation des logements durant la deuxième semaine de juin a augmenté de façon significative pour atteindre 1,9 %, notamment en raison de la baisse de la demande touristique pour des logements Airbnb. Néanmoins, à quelques jours du 1er juillet, plusieurs personnes n'ont toujours pas trouvé de logement, et les prix demeurent élevés.

Je passe énormément de temps là-dessus, raconte Jacinthe Labelle. Jour et presque nuit parce que j’en fais de l’insomnie.

La Montréalaise n’a que quelques jours pour trouver un 4 1/2 pour sa fille et elle. Elle ne trouve rien à moins de 1200 $ par mois.

Et lorsqu’elle tombe sur un appartement qui l’intéresse, elle n’a même pas la chance de le visiter : Il y a beaucoup d’appartements, mais il y a tellement de gens qui répondent en même temps, des centaines de personnes, qu’en une seconde, l’appartement est parti.

Cette crise du logement, Gaétan Roberge, du Comité logement Ville-Marie, la constate depuis un certain temps. Plus on avance dans le temps, plus on a d’appels, rapporte-t-il. Les gens sont en panique. Il n’y a pas de logements à louer. Quand on en trouve, ils sont soit très chers, soit en très mauvais état. Et, en plus, on parle beaucoup de discrimination systémique ces temps-ci, et il y en a aussi en matière de logement. Si on est une famille avec des enfants, si on reçoit de l’aide sociale ou qu’on est chômeur, on a encore plus de difficulté à se trouver un logement.

« La Ville et nous, on considère que ce qu’on vit en ce moment ressemble, au point de vue des chiffres et de la réalité quotidienne, à ce qu’on avait vécu en 2002. Donc, c’est très sérieux. »

— Une citation de  Gaétan Roberge, du Comité logement Ville-Marie

Or, les prix ne sont pas près de baisser, selon le porte-parole de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, Hans Brouillette : La demande met une pression sur les prix parce que ça crée une rareté. Dites-vous que c’est impossible pour les propriétaires d’avoir des prix que les gens ne peuvent pas payer parce que s’ils ne trouvent pas preneurs, ces logements vont rester vacants.

« Tant qu’il y aura de la demande, tant que les gens seront prêts à payer, les prix vont demeurer élevés. »

— Une citation de  Hans Brouillette, porte-parole de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec