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Abolition des frais de retard dans des bibliothèques publiques : Diana Gonzalez

Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Audio fil du lundi 7 octobre 2019

Abolition des frais de retard dans des bibliothèques publiques : Diana Gonzalez

Abolir les amendes pour ramener les lecteurs à la bibliothèque?

La Grande bibliothèque à Montréal
La Grande bibliothèque à MontréalPHOTO : Luc Lavigne
Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Le 15-18Publié le 7 octobre 2019

Les bibliothèques de Chicago ont aboli les frais de retard. Elles espèrent ainsi faire disparaître un facteur dissuasif qui amène certains citoyens à cesser de fréquenter ces lieux et inciter davantage de lecteurs à revenir vers les bibliothèques. Les amendes avaient un effet pervers : plutôt que d'inciter le retour du livre, elles finissaient par entraîner la disparition du document, puisque les gens ne les retournaient simplement pas, sans compter qu'ils ne payaient pas non plus l'amende.

Des initiatives semblables sont actuellement à l’essai, notamment à Baie-Comeau. À Saint-Pierre-les-Becquets, des mesures semblables ont porté leurs fruits. Quant à la Grande Bibliothèque à Montréal, on n’envisage pas l’abolition des frais de retard, mais on nous indique que plusieurs mesures sont déjà en place pour éviter les amendes : des rappels, les renouvellements en ligne et les prêts numériques, entre autres.

De toute façon, il semblerait que les frais de retard représentent une infime partie des budgets des bibliothèques. La directrice générale de l’Association des bibliothèques publiques du Québec, Ève Lagacé, fait remarquer que ce sont des tranches bien précises de la population qui, exceptionnellement, cumulent des amendes plus significatives.

« [Ce sont] des cas d’exception; ça peut être des personnes à faible revenu. Des enfants qui vont cesser de fréquenter les bibliothèques parce que ce ne seront pas eux qui vont payer les frais de retard. Si les parents ne viennent pas payer les frais de retard, ces [jeunes] ne peuvent plus venir emprunter des documents. »

— Une citation de  Ève Lagacé, directrice générale de l’Association des bibliothèques publiques du Québec