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Rencontre avec Rock Boivin, l'un des derniers trappeurs du Yukon

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du vendredi 8 juin 2018

Rencontre avec Rock Boivin, l'un des derniers trappeurs du Yukon

Rencontre avec un des derniers trappeurs

Un homme et une femme posent devant une cabane en bois en hiver.
Les trappeurs Rock et Catherine BoivinPHOTO : Éditions XO
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 8 juin 2018

Il existe toujours des coureurs des bois au Canada. Ils vivent de la trappe, de la chasse, de la pêche, et sortent rarement de la forêt, qui est leur demeure. Toutefois, leur mode de vie ancestral est en train de disparaître, selon Rock Boivin, un des derniers trappeurs du Yukon.

Trois ou quatre fois par année, Rock Boivin et sa femme Kathryn font une heure de bateau, puis cinq heures de route pour se rendre à Whitehorse y faire des provisions. Ils retournent ensuite à leur maison construite au fond des bois, au Yukon.

« Il y avait beaucoup de trappeurs quand nous sommes arrivés au Yukon », indique Rock Boivin. Trappeurs en hiver, mineurs en été, bûcherons au printemps et chasseurs l’automne : leur vie suivait le rythme des saisons.

« Ma femme aime mieux coucher sous un arbre que dans un hôtel à Paris. »

— Une citation de  Rock Boivin, trappeur

« Vivre de la trappe, c’est une vie très humble, affirme Rock Boivin. Ce n’est pas un mode de vie que les jeunes veulent sur le plan financier. » Selon lui, les jeunes souhaitent avoir un véhicule, une maison en ville, de l’électricité, et ne sont pas prêts à faire les sacrifices nécessaires pour vivre dans les bois.

Lui-même, qui possède aussi un ranch à Whitehorse, trouve qu’il s’est habitué au confort de la ville : « J’ai tendance à devenir un peu homme blanc. » Maintenant que ses enfants sont grands, il rêve de retourner vivre dans une tente dans les montagnes, comme il le faisait à ses débuts comme trappeur.

« Après 40 ans de mariage, j’ai enfin donné l’eau courante et l’électricité solaire à ma femme [dans notre ranch de Whitehorse]. »

— Une citation de  Rock Boivin, trappeur

Le tourisme et ses bienfaits pour les Autochtones

Bon nombre des amis de Rock Boivin sont des Autochtones. « On rigole tout le temps, raconte-t-il. Ils nous appellent “les Français fous”, nous les appelons “les Indiens”. »

Le trappeur estime que le tourisme au Yukon a eu beaucoup de retombées positives pour les Autochtones, notamment en donnant de la visibilité à leur culture. Il croit que l’augmentation du tourisme a poussé les Autochtones à mettre de l’avant leurs traditions et à en être fiers.

Rock et Kathryn Boivin racontent leur mode de vie dans le livre Rêves de trappeur – L'incroyable témoignage des derniers trappeurs du Yukon, publié aux Éditions XO.