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Les ravages du nouveau libre-échange : Entrevue avec Simon-Pierre Savard-Tremblay

Le 15-18 sur ICI Première.
Audio fil du mardi 24 avril 2018

Les ravages du nouveau libre-échange : Entrevue avec Simon-Pierre Savard-Tremblay

Un libre-échange qui vise « la marchandisation totale de la société »

Le Premier ministre Justin Trudeau et le représentant de l'Union Européenne signent des documents
Signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union EuropéennePHOTO : Radio-Canada / François Lenoir
Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18Publié le 25 avril 2018

« Aujourd'hui, quand on parle du libre-échange, ce n'est plus du libre-échange », affirme le sociologue Simon-Pierre Savard-Tremblay, auteur de l'essai Despotisme sans frontières : les ravages du nouveau libre-échange.

Le sociologue déplore que les différents traités signés entre pays imposent une multitude de règles dans des domaines qui ne sont pas directement liés au commerce, comme l’environnement, le travail, les services publics et la culture. « Ça vise une marchandisation totale de ces domaines, une marchandisation totale de nos sociétés, et ça me semble dangereux », dit-il.

« Je pense qu’il y a un modèle qui pourrait être pensé pour permettre davantage de souveraineté au peuple, permettre davantage de souveraineté aux États aussi, et que ça ne soit pas un échange inégal. »

— Une citation de  Simon-Pierre Savard-Tremblay

Il a l’impression qu’il est interdit de débattre du libre-échange. Il mentionne les propos de l’ancien premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson à ce sujet, qui aurait déclaré que les personnes qui sont contre le libre-échange sont comme les climatosceptiques ou les défenseurs de la cigarette, c’est-à-dire des personnes qui nient l’évidence scientifique. Selon Simon-Pierre Savard-Tremblay, Pierre Marc Johnson aurait ajouté qu’il ne sert à rien d’essayer de comprendre ce dossier, car il est trop complexe.

Or, il faut se mêler de la question du libre-échange, croit le sociologue : « Peut-être que le problème n’est pas que l’on ne comprendrait pas, comme peuple, ce qu’il y a là-dedans, mais plutôt que l’on comprendrait trop. »