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Manifestation proarmes : Entrevue avec Francis Langlois

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du mardi 28 novembre 2017

Manifestation proarmes : Entrevue avec Francis Langlois

Contrôle des armes à feu au Canada : une tradition vieille de deux siècles

Une personne avec une arme à feu
arme à feuPHOTO : iStock
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 28 novembre 2017

Le désir des Canadiens d'encadrer l'utilisation des armes à feu ne date pas d'hier. Le gouvernement fédéral s'est mis à légiférer sur la question dès le 19e siècle, indique le professeur d'histoire Francis Langlois.

« C’est la grande différence entre le Canada et les États-Unis, précise-t-il. Aux États-Unis, au fédéral, ça a pris beaucoup de temps avant qu'on commence à réglementer de façon sérieuse. Ici, ça s’est fait dès le 19e siècle. »

Le professeur, qui est également chercheur associé à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand, explique que le contrôle des armes à feu au Canada s’est renforcé au fil du temps, notamment dans les années 30 et 70, puis dans les années 90, après la tuerie de Polytechnique.

Manifestation annulée à la place du 6-Décembre-1989

Le groupe Tous contre un registre québécois des armes à feu comptait tenir une manifestation samedi prochain à la place du 6-Décembre-1989, un site qui commémore les victimes de la tuerie de Polytechnique. Toutefois, étant donné le tollé soulevé par ce choix, le groupe a finalement décidé de déplacer l’événement dans un autre lieu.

« J’ai impression qu’ils avaient compris que ça allait leur donner une très mauvaise presse », affirme Francis Langlois.

Il mentionne que la tenue d’événements du genre sur des lieux commémoratifs est une technique qui vient des États-Unis, tout comme la reprise ou le dénigrement du discours des victimes. « La National Riffle Association, en particulier, fait ça de façon systématique. S’il y a une tragédie, on va aller faire une déclaration et on va toujours détourner l’attention du fait que les auteurs du massacre ont utilisé une arme à feu. »

Le professeur d’histoire tient toutefois à souligner que les frustrations entourant le registre des armes à feu peuvent être légitimes. À son avis, le registre a été très mal géré par le gouvernement fédéral.

« Ce qui a été fait au fédéral est terrible. »

— Une citation de  Francis Langlois, professeur d'histoire au Cégep de Trois-Rivières

Il déplore néanmoins que le registre ait été aboli au moment où il commençait à bien fonctionner.