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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du jeudi 2 novembre 2017

Femme de 27 ans accusée pour les meurtres de ses trois nouveau-nés

Pourquoi des femmes tuent-elles leurs nouveau-nés?

Publié le 2 novembre 2017
Grossesse
Grossesse PHOTO : iStock

Les cas d'enfants assassinés aussitôt qu'ils sont mis au monde frappent l'imaginaire de la population en raison du caractère horrible du crime. Il existe trois profils de femmes pouvant commettre ce genre de crime, selon le psychologue et expert psycholégal Hubert Van Gijesghem.

Pour certaines femmes, le but de la grossesse n’est pas d’avoir un enfant, mais d’être « pleine », selon M. Van Gijesghem. Elles souffrent de troubles de l’attachement, qu'on appelait autrefois carence affective.

« Elles sont prises avec un sentiment de vide récurrent. Certaines se remplissent de bouffe, mais d’autres [avec la grossesse] sont pleines aux sens figuré et littéral. »

—  Hubert Van Gijesghem

Comme le but de leur grossesse n’est pas d’avoir un enfant, ces femmes font disparaître leur nouveau-né dès la naissance. Malheureusement, le sentiment de vide récurrent les pousse à recommencer le processus, explique Hubert Van Gijesghem.

Certaines femmes aux capacités cognitives très limitées ne réalisent pas qu’elles sont enceintes. « Si l’infanticide est utilisé à ce moment-là, c’est comme quelque chose de banal pour ne pas avoir d’enfants. Il y a récurrence, parce que l’ignorance est récurrente », ajoute le psychologue.

Le troisième profil de femmes tuant ses propres nouveau-nés regroupe celles qui sont prises avec des idéations délirantes. Elles souffrent de troubles mentaux très graves, comme la psychose. « Par exemple, l’enfant doit être éliminé, parce qu’il est perçu comme malin », selon M. Van Gijesghem.

Pour expliquer le désir de certaines femmes de garder les bébés, mêmes morts, proches d’elles, l’expert psycholégal avance comme hypothèse qu'elles agissent un peu comme des collectionneuses.

« Elles veulent créer une série de souvenirs [...] pour se remémorer quelque chose de significatif. »

—  Hubert Van Gijesghem