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50 ans parmi les géants : Entrevue avec l'éditorialiste sportif Bertrand Raymond

Le 15-18 sur ICI Première.
Audio fil du mercredi 27 septembre 2017

50 ans parmi les géants : Entrevue avec l'éditorialiste sportif Bertrand Raymond

Bertrand Raymond : un demi-siècle de mutations dans le journalisme sportif

Le journaliste et désormais auteur Bertrand Raymond
Le journaliste et désormais auteur Bertrand RaymondPHOTO : M.A L’ALLIER RP
Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18Publié le 28 septembre 2017

« On est venu me chercher à Chicoutimi, et on voulait avoir un jeune qui avait un certain avenir. » Le Journal de Montréal ne s'était pas trompé lorsqu'il était allé recruter Bertrand Raymond, alors encore étudiant. Un demi-siècle plus tard, il livre les moments marquants et les rencontres phares de sa longue carrière de journaliste sportif.

Lafleur et Béliveau : ses légendes
Deux noms émergent parmi les joueurs de hockey qu’il a côtoyés durant sa carrière. Guy Lafleur : « le gars le plus excitant sur la glace au forum de Montréal », selon lui. Et Jean Béliveau, « pour sa prestance, à l’extérieur et sur la glace ».

Mais les temps ont changé depuis l’époque où les journalistes pouvaient s’entretenir quotidiennement avec ces grands noms du Canadien de Montréal. « On était 5 journalistes à se partager 20 joueurs. […] Aujourd’hui, 25 journalistes se partagent 5 joueurs, s’ils sont chanceux. »

Bertrand Raymond a eu le plaisir de couvrir les années fastes du Canadien de Montréal. À l’époque, dès le début de saison, des experts prédisaient la victoire du Canadien pour la Coupe Stanley. Et l’équipe était souvent victorieuse. « Les gens descendaient dans la rue […] on applaudissait les héros. Ils ne parlaient que de victoire, pas de salaire. »

Du culot dès son plus jeune âge
Après un an en tant que journaliste au Journal de Montréal, il s’est fait offrir par Jacques Beauchamp, alors responsable de la couverture du Canadien de Montréal, de couvrir l’équipe des Expos de Montréal. Mais il refuse. « J’ai dit à M.Beauchamp : “ il y a juste une job qui m’intéresse, c’est la votre, je vais attendre dix ans s’il le faut ”. Je voulais juste lui montrer que je savais ce que je voulais. »

Fidèle au Journal de Montréal, Bertrand Raymond y a travaillé 40 ans : « J’ai vraiment tout donné », dit-il. Mais il garde un regret, sa fin de carrière, à la suite d'un lock-out des employés de son journal, en 2009 : « Quand tu as travaillé pendant 40 ans pour la même entreprise, tu devrais pouvoir décider quand tu pars, et comment tu pars. »