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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 11 févr. 2021 : Manifestants radicaux aux États-Unis, et femmes de l'extrême droite

Les femmes d'extrême droite : Entrevue avec Mélissa Blais, professeure

Ces femmes qui adhèrent aux idées d’extrême droite

Publié le 11 février 2021
Une femme portant tuque et bandana aux couleurs des États-Unis marche dans une rue occupée par des manifestants.
Une femme au visage masqué manifeste aux côtés de membres de l'organisation Proud Boys, le 12 décembre 2020, à Washington.PHOTO : Getty Images / Stephanie Keith

L'extrême droite ne plaît pas qu'aux hommes. Des organisations comme les Proud Girls permettent à des femmes d'affirmer leur ferveur pour la suprématie blanche. Même s'ils détestent le féminisme, ces groupuscules peuvent valoriser l'autonomisation (empowerment, en anglais), mais d'un point de vue xénophobe, comme l'explique la professeure Mélissa Blais, spécialiste des questions antiféministes et des mouvements sociaux.

Il ne faut pas se méprendre : le message de ces associations féminines est le même que celui de leurs penchants masculins. Leurs membres s’appuient fermement sur la préservation de l’idée qu'une famille blanche et traditionnelle favorise l’ordre et la sécurité.

Ce sont des projets foncièrement inégalitaires, affirme Mélissa Blais. Au nom d’un pseudo-féminisme, ces femmes vont s’opposer à certaines religions, prétextant que celles-ci constituent la menace première aux droits des femmes.

L’esprit de sororité est mis de l’avant, comme chez les féministes progressistes, mais en dénaturant complètement l'idée de départ, notamment en évacuant le concept de justice sociale.