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Le 15-18, ICI Première.
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Rattrapage du 21 janv. 2020 : Démission de Julie Payette, et santé mentale

Le prix Shkreli remis à Moderna : Entrevue avec Marc-André Gagnon, professeur

Moderna : un vaccin pour lequel le public paie deux fois

Publié le 22 janvier 2021
Quatre petites bouteilles de verre contenant un liquide transparent.
Des fioles du vaccin de ModernaPHOTO : Radio-Canada / Mario De Ciccio

L'entreprise Moderna, qui a mis au point le deuxième vaccin contre la COVID-19 à être officiellement approuvé au Canada, s'est vu remettre le prix-citron Shkreli. Ce prix, décerné par un comité d'experts américain, vise à souligner le pire cas d'enrichissement dans le domaine de la santé. Marc-André Gagnon, professeur agrégé à l'École de politique publique et d'administration de l'Université Carleton, explique pourquoi c'est Moderna qui a reçu le prix cette année.

Le problème, avec Moderna, c’est que c’est une petite compagnie dont tout le financement de la recherche pour le vaccin a été fait avec des fonds publics, souligne Marc-André Gagnon. Il n’y a aucun fonds privé qui a financé sa recherche.

Cela n’empêche pourtant pas Moderna de vendre son vaccin au prix le plus élevé sur le marché. Chaque dose coûte entre 42 $ et 50 $. En comparaison, celui développé par Pfizer-BioNTech est vendu 26 $ la dose.

Le vaccin développé par l’Université d'Oxford et AstraZeneca est encore moins cher : environ 5 $ la dose. L’Université a spécifiquement demandé à son partenaire de vendre le vaccin sans profit tant que durerait la pandémie.

Marc-André Gagnon mentionne qu'à l’échelle de la planète, la majorité du financement de la recherche pour des vaccins contre la COVID-19 provient de fonds publics. Les pays ont investi, à ce jour, plus de 17 milliards de dollars. Et ils doivent payer à nouveau des sommes astronomiques pour se procurer des doses. Donc, on paie deux fois pour le même vaccin, résume le professeur.