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Les sciences, encore et toujours un boys club? Entrevue avec Chiara Piazzesi

Le 15-18 sur ICI Première.
Rattrapage du 18 janv. 2020 : Un REM demandé sur la Rive-Nord, et l'accueil du chien de Biden

Les sciences, encore et toujours un boys club? Entrevue avec Chiara Piazzesi

Pas facile d'être chercheuse en temps de pandémie

Une femme scientifique travaille sur un appareil technologique.
Les femmes ont été moins nombreuses à envoyer leurs résultats de recherche pour publication dans les revues scientifiques depuis le début de la pandémie. PHOTO : iStock / skynesher
Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18Publié le 19 janvier 2021

La crise sanitaire est venue exacerber les inégalités entre les hommes et les femmes. Ces dernières ont été notamment plus nombreuses à perdre leur emploi. Mais la pandémie complique également les conditions de travail des femmes qui ont pu garder le leur. C'est le cas entre autres dans le domaine de la science, comme l'explique Chiara Piazzesi, professeure de sociologie à l'Université du Québec à Montréal.

Le constat n’est cependant pas nouveau. Plusieurs études [effectuées] avant la pandémie démontrent que les femmes font face à plus de défis que les hommes tout au long de leur carrière universitaire, souligne Chiara Piazzesi.

Le problème a empiré à cause des mesures sanitaires mises en place pour lutter contre le coronavirus.

Des services ont été mis sur pause, comme les services de garde ou de ménage domestique, fait valoir Chiara Piazzesi, qui ajoute que l’accomplissement de ces tâches tombe souvent dans la cour des femmes.

En conséquence, les femmes ont été nombreuses à avoir moins de temps à consacrer à leurs travaux de recherche.

L’impact s’est vu tout de suite sur le nombre de [textes, à la baisse], que des femmes ont envoyés aux revues scientifiques.

Chiara Piazzesi plaide pour la mise en place de solutions à long terme de la part des milieux universitaires afin de mieux tenir compte de la différence de charge de travail entre les femmes et les hommes en science.