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Le 15-18, ICI Première.
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Rattrapage du 10 déc. 2020 : Hivers doux et fausses cartes de hockey

On n’a plus les hivers qu’on avait : Entrevue avec Dominique Paquin

Non, on n’a plus les hivers qu’on avait

Publié le 10 décembre 2020
Des passants marchent dans un parc où l'on voit de grandes étoiles blanches pendant que la neige tombe fortement.
À en croire les modèles développés par Ouranos, les Noëls blancs seront de plus en plus rares.PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Vous avez l'impression que les hivers québécois sont de plus en plus courts et de moins en moins enneigés? C'est bel et bien le cas! Si certains se réjouissent de la rareté grandissante des froids extrêmes, la spécialiste en simulations et analyses climatiques à Ouranos Dominique Paquin précise que la hausse généralisée des températures est loin d'être une bonne nouvelle.

Selon les observations faites depuis les dernières années par les différentes stations météorologiques réparties sur le territoire, les hivers commencent de plus en plus tard, alors que les printemps sont de plus en plus hâtifs. Ce qu’on voit, c’est que c’est une tendance lourde, avec des variations selon les années, indique Dominique Paquin.

Il ne faut pas s’étonner si, comme l’année passée, une bordée de neige ensevelit le Québec au mois de novembre. Le constat à grande échelle demeure le même:  les hivers sont de moins en moins synonymes de neige et riment de plus en plus avec pluie.

Les épisodes de froid extrême se font aussi de plus en plus rares, selon Dominique Paquin : Mais, en même temps, ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’hivers très froids. Ça va continuer de se produire, mais de moins en moins souvent.

La saison de patinage sur les lacs et les rivières du Québec sera donc de plus en plus courte, car les modèles développés par Ouranos montrent que la tendance observée depuis quelques années se poursuivra tant que l’humain ne changera pas massivement son mode de vie. Et même avec un virage radical, il faudra attendre de 20 à 30 ans avant que les effets se fassent sentir sur le climat. Des gaz à effet de serre, ça reste longtemps dans l’atmosphère, souligne Dominique Paquin.

Elle ajoute que le réchauffement global de la température s’observe un peu partout sur la planète, mais particulièrement dans les régions en hautes latitudes, comme le Canada et la Russie, notamment en raison de la fonte des glaces dans l’Arctique.