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À table en Nouvelle-France, deuxième édition : Entrevue avec Yvon Desloges

Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
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À table en Nouvelle-France, deuxième édition : Entrevue avec Yvon Desloges

Dans l’assiette des colons de la Nouvelle-France

Sur une table, plusieurs personnes en costume d'époque discutent. Quelques passants sont en arrière-plan.
L'alimentation des colons en Nouvelle-France a eu de nombreuses influences au fil des siècles (archives). PHOTO : Radio-Canada / Bernard LeBel
Le titre de l'émission Le 15-18 avec l'animatrice Annie Desrochers, souriante.
Le 15-18Publié le 10 novembre 2020

Du porc à la patate, en passant par le pain et les influences autochtones, l'historien et auteur Yvon Desloges retrace la riche histoire de l'alimentation des colons en Nouvelle-France.

La cuisine et l’alimentation en Nouvelle-France, comme beaucoup d’autres éléments culturels, sont le fruit d’inspirations et d’influences de différentes cultures.

Au tout début, quand les premiers colons arrivent, ils sont obligés d’emprunter aux Autochtones, parce que les cultures céréalières et le cheptel ne sont pas implantés, note M. Desloges, qui signe l’ouvrage À table en Nouvelle-France, qui a récemment eu droit à une réédition.

C’est vers la fin du 17e siècle que la cuisine française effectue un retour en force dans la vie des colons, mais à quelques exceptions près. Les vaches qui sont importées ici sont très petites, elles produisent très peu le lait, ce qui fait qu’on a une toute petite production de beurre et de fromage, souligne l’historien.

Pour remplacer le beurre comme gras de cuisson, les colons se tournent donc vers le lard provenant de l’élevage de porcs. À ce régime s’ajoutent également les influences britanniques à la suite de la conquête.

Lorsqu’arrive la fin du 18e siècle, les gens se sont mis à consommer la pomme de terre, raconte Yvon Desloges. Ça va connaître une progression fulgurante, parce qu’à peine 20 ans après l’introduction de la pomme de terre, on va se mettre à en exporter dans les colonies britanniques avoisinantes, ajoute-t-il.