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Un gaz associé à la vie découvert dans les nuages de Vénus : Robert Lamontagne

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 14 sept. 2020 : Armes à Montréal et traces de vie sur Vénus

Un gaz associé à la vie découvert dans les nuages de Vénus : Robert Lamontagne

Des chercheurs pensent avoir trouvé des traces de vie sur Vénus

Vue globale de Vénus.
La planète Vénus.PHOTO : NASA
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 14 septembre 2020

Des chercheurs ont détecté la présence de phosphine dans l'atmosphère de Vénus, un gaz très souvent produit par de l'activité biologique. Il reste toutefois encore plusieurs étapes à franchir avant de pouvoir dire avec certitude qu'il y a de la vie sur Vénus, selon l'astrophysicien Robert Lamontagne.

La phosphine est un gaz composé de phosphore et d’hydrogène et, comme le méthane, il est souvent associé à un processus biologique. Certains microbes, certains micro-organismes produisent de la phosphine lorsqu’ils digèrent des minéraux, explique Robert Lamontagne.

La planète étant plus près du Soleil que la Terre, sa température à la surface est beaucoup plus chaude : entre 475 et 500 °C. Son atmosphère est aussi très dense, riche en dioxyde de carbone et en acide sulfurique; des conditions qui en font un milieu peu propice à la vie. Or, plus haut dans son atmosphère, les températures tournent plutôt autour de 30 °C. Certains chercheurs pensent donc que des microbes auraient pu s’adapter à la vie en haute altitude, d’où la présence de phosphine.

Robert Lamontagne précise toutefois que la phosphine peut aussi être liée à des processus non biologiques. Les chercheurs qui ont détecté ce gaz à l’aide de télescopes ont exploré les autres explications possibles, mais ils en sont venus à la conclusion que seule une activité biologique pouvait être à l’origine de cette matière dans l’atmosphère de Vénus.

Malgré tout, on est encore loin d’affirmer hors de tout doute qu’il y a de la vie sur Vénus. Ça demeure une détection indirecte, rappelle l’astrophysicien. On a une signature d’apparence biologique, c’est-à-dire un gaz qui est associé à une activité biologique, mais on n’a pas trouvé de microbes encore. Il faut y aller, rapporter des échantillons d’atmosphère et voir s’il y a des microbes là-dedans.