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Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18 sur ICI Première.
Rattrapage du 8 juill. 2020 : Interpellations du SPVM et vague de dénonciations

Dénonciations de violences sexuelles sur le web : Entrevue avec Me Sophie Gagnon

Vague de dénonciations : la clinique Juripop débordée

Publié le 8 juillet 2020
Une femme troublée
Depuis quelques jours, une vague de dénonciations frappe le milieu artistique et le paysage numérique québécoisPHOTO : iStock

« Depuis lundi matin, le téléphone ne dérougit pas. [...] Des personnes nous sollicitent à chaque 15-20 minutes pour être mises en contact avec un avocat pour explorer leurs droits et leurs recours dans le contexte précis de cette vague de dénonciations. » En entrevue, la directrice de la clinique juridique Juripop, Me Sophie Gagnon, explique que depuis quelques jours, un déferlement de dénonciations d'agressions à caractère sexuel frappe le milieu artistique et le paysage médiatique québécois.

« Les questions qui nous reviennent le plus souvent relèvent de la diffamation. Ce qu’il y a de particulier avec [ce] mouvement de dénonciations, c’est qu’il y a plusieurs personnes qui identifient nommément leurs agresseurs allégués, donc évidemment, ça peut entraîner des risques de diffamation. » L’avocate explique que la valeur qui guide les services de la clinique en matière de violences sexuelles est celle de l’autonomie.

« On est convaincus que la personne la mieux placée pour prendre des décisions, c’est la personne victime elle-même. Nous, notre rôle comme avocats et avocates, c’est de lui expliquer quel est l’état du droit, quels sont les risques auxquels elle est susceptible de s’exposer, et ensuite, c’est à la personne de prendre la décision qui réponde le mieux à ses besoins. »

—  Me Sophie Gagnon

Me Gagnon explique toutefois que les avocats n’encouragent personne à porter plainte, mais tiennent plutôt un rôle d’accompagnateurs pour la personne victime.

Selon l’avocate, il reste beaucoup à faire pour briser le tabou entourant la dénonciation, et ce dernier témoigne d’un mal de société. « De notre côté – les avocats, les juristes et les gens qui évoluent autour du système de justice –, on a encore du travail à faire pour adapter le système de justice à la réalité des personnes victimes et des survivantes pour regagner leur confiance », dit Sophie Gagnon.