•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 29 juin 2020 : Immunité à la COVID-19 et logement abordable

Immunité moins forte chez les personnes asymptomatiques : Entrevue avec Dre Quach

Ce que l’on sait sur l’immunité conférée par la COVID-19

Publié le 29 juin 2020
Image d'une molécule
Une illustration du coronavirus causant la COVID-19PHOTO : Reuters / NEXU Science Communication

Une récente étude chinoise révèle que les malades de la COVID-19 qui sont asymptomatiques ou qui ont de légers symptômes développent peu d'anticorps. Cela remet-il en question la notion d'immunité conférée par la maladie? Pas nécessairement, selon la microbiologiste-infectiologue Caroline Quach.

Bien que l’étude chinoise ait été menée sur peu de patients, elle confirme ce que d’autres études ont conclu, c’est-à-dire que la production d’anticorps est plus faible chez les personnes asymptomatiques que chez celles qui présentent des signes de la maladie.

Est-ce que, parce que j’ai moins d’anticorps, je vais être moins bien protégé à long terme? C’est possible, mais on n’a pas encore cette confirmation, précise Caroline Quach.

Elle explique que les cellules jouent, elles aussi, un rôle dans la lutte aux microbes, mais que cette activité cellulaire est plus difficile à mesurer que les anticorps.

C’est pourquoi la microbiologiste-infectiologue ne perd pas espoir en la découverte d’un vaccin efficace. C’est fort possible que le vaccin fonctionne mieux que l’immunité chez les personnes asymptomatiques, croit-elle.

Beaucoup plus

En 2003, le virus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) avait fini par disparaître de lui-même. Il est toutefois peu probable que la même chose arrive avec le nouveau coronavirus, car leurs caractéristiques sont très différentes sur le plan de la transmission. Le SRAS était à son maximum de contagiosité à peu près 7 à 10 jours après le début des symptômes, explique Caroline Quach. Habituellement, on était alors suffisamment malade pour ne plus être dans la rue en train de se promener. Souvent, on était aux soins intensifs.

Elle ajoute que les mutations du SRAS ont fait en sorte qu’il se transmettait de moins en mois facilement, ce qui n’est pas le cas du coronavirus. Le coronavirus, c'est un traître, affirme Caroline Quach.