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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 31 mars 2020 : Coronavirus à Montréal et fabrication de masques

Quand pandémie rime avec surveillance : Entrevue avec Anne-Sophie Letellier

Coronavirus : utiliser la géolocalisation pour contrôler la population, une bonne idée ou pas?

Publié le 2 avril 2020
Un homme traverse une rue et des ondes émanent de son corps pour représenter des données mobiles.
Certains pays utilisent les données de géolocalisation de leurs citoyens pour vérifier s'ils respectent bien les mesures de confinement et d'éloignement physique.PHOTO : iStock

Selon la codirectrice des communications de Crypto.Québec, Anne-Sophie Letellier, il est inefficace et non éthique d'utiliser la géolocalisation des cellulaires pour surveiller les déplacements des individus en cette pandémie de COVID-19.

D’abord, Anne-Sophie Letellier souligne que, la plupart du temps, nos données de géolocalisation sont récoltées sans notre consentement et qu’il ne serait donc pas éthique que le gouvernement du Canada les utilise pour nous surveiller.

Ensuite, elle mentionne que la géolocalisation des cellulaires peut avoir une marge d’erreur de 25 à 100 mètres, et que ces données ne seraient donc pas fiables.

Anne-Sophie Letellier affirme que l’utilisation de données personnelles dans un objectif de santé publique n’est pas à prendre à la légère, comparativement à leur utilisation à des fins commerciales ou politiques : Si on cible mal une personne pour de la publicité politique, il n’y a pas de conséquences désastreuses. Ici, on gère de la santé publique. Les conséquences d’un faux négatif ou d’un faux positif ne sont pas les mêmes.

Malgré ces lacunes, il n’est pas dit que les données de géolocalisation ne peuvent être d’aucune utilité pour le gouvernement. Anne-Sophie Letellier donne l’exemple de l’Europe, où ces données sont collectées de façon anonyme pour suivre les mouvements généraux de la population et comprendre comment le virus se propage.

« La surveillance de masse, c’est une chose, mais ce n’est qu’un moyen. Il faut se demander à quelles fins ça va servir. »

—  Anne-Sophie Letellier, codirectrice des communications de Crypto.Québec

Il y a plusieurs étapes avant d’arriver de facto à la géolocalisation, soutient Anne-Sophie Letellier.

Elle croit que le gouvernement pourrait, par exemple, demander à la population d'inscrire dans une application, sur une base volontaire, tous les endroits qu’ils ont fréquentés.