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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 31 mars 2020 : Coronavirus à Montréal et fabrication de masques

Achat d'équipements de protection individuelle : Entrevue avec Jason Duval

Changer sa chaîne de production pour fabriquer des masques

Publié le 31 mars 2020
Des masques N95 sont suspendus après décontamination.
Les masques N95 sont primordiaux pour les travailleurs du domaine de la santé. PHOTO : Courtoisie / Duke Health / Shawn Rocco

Pour lutter contre le coronavirus, le Canada a un urgent besoin de matériel médical, et Québec évoque même une pénurie de certains objets dans quelques jours. Des entrepreneurs proposent de transformer la force manufacturière de leur firme pour répondre à cette demande pressante. C'est le cas de Jason Duval, directeur général d'Artofix, à Longueuil. « On pense qu'on est capables d'aider pour [prévenir] la pénurie de masques. [...] C'est sûr qu'il ne manque pas de demande », affirme-t-il.

Artofix est un fabricant de panneaux acoustiques personnalisables et décoratifs. Elle moule également des matériaux composites pour l'industrie militaire. En combinant son expertise avec celle de son entreprise mère Duvaltex en matière de textiles, elle a terminé la production de prototypes de masques destinés au personnel soignant.

Pour changer le cap du navire qu’il dirige, Jason Duval a tout d’abord contacté les différents paliers gouvernementaux. « Devant l’ampleur de la crise, le processus de tests et d’approbation gouvernemental est rapide », explique-t-il.

Se rapprocher des masques N95

Les experts d'Artofix ont analysé la composition des masques N95, qui bloque 95 % des fines particules, et ils visent « la plus grande filtration possible ». Jason Duval croit que son entreprise pourrait produire de 100 000 à 150 000 masques par semaine. Pour lui, c’est une occasion de se rendre utile.

« On croit être capables de mouler un masque qui sera très confortable et qui aidera à [traverser] la crise. »

—  Jason Duval

L’usine d’Artofix n’avait pas encore suspendu ses activités, car des contrats de nature militaire et pour des gymnases étaient toujours en cours. Le personnel est donc encore sur place. Si les certifications arrivent, Jason Duval mentionne qu'il devra engager de nouvelles ressources. Transformer la production est compliquée, mais il assure que son entreprise est capable de le faire.