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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 30 janv. 2020 : Émojis et coronavirus

Le point sur le coronavirus : Entrevue avec Horacio Arruda de la santé publique

Coronavirus : la Santé publique appelle au calme

Publié le 30 janvier 2020
Une main agite un petit drapeau du Canada alors qu'un homme portant un masque marche dans l'aéroport.
Un voyageur portant un masque arrive à l'aéroport Pearson de Toronto le 26 janvier 2020. PHOTO : Reuters / Carlos Osorio

Visiblement excédé par le sentiment de panique qui entoure la propagation du coronavirus, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a exhorté la population à garder son calme. « L'inquiétude, ça se transmet pas mal plus vite que n'importe quel microbe », a-t-il lancé en conférence de presse, jeudi.

Le directeur national de santé publique y est même allé d’un juron qui n’est pas passé inaperçu. Je m’excuse si j’ai offensé des gens. Ça m’est venu spontanément, dit-il.

Horacio Arruda précise qu’il s’attendait au mouvement de panique et que cette réaction est normale. Je l’avais dit, lors de mon premier point de presse, qu’avant de vivre une épidémie de coronavirus, on allait vivre une épidémie de peur, rappelle-t-il.

« Je ne suis pas en train de dire aux gens qu’ils sont fous, je suis en train de dire que la peur, c’est une très mauvaise conseillère. »

—  Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Horacio Arruda affirme que cette peur pousse les gens à mettre leur énergie à la mauvaise place : Tout le monde a l’impression que le masque, en communauté, c’est une bonne chose, alors que ce qui est important, c’est d’appliquer l’étiquette respiratoire : tousser en couvrant sa bouche et son nez avec un papier, se laver les mains, etc. Quand on a un masque dans le visage toute la journée, c’est une accumulation de sécrétions, et on se touche le visage en oubliant de se laver les mains.

Quant à la décision de l’Organisation mondiale de la santé de déclarer l'état d'urgence de santé publique internationale, Horacio Arruda affirme que cela ne signifie pas que les Québécois sont plus à risque de contracter le virus.

Le directeur national de santé publique se fait rassurant en rappelant que les autorités de la province mettent déjà tout en œuvre pour limiter la propagation. Si la situation changeait, on vous le dirait, mentionne-t-il. On n’a rien à cacher.