•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18 sur ICI Première.
Rattrapage du 14 janv. 2020 : Réfection de la Métropolitaine et militantisme

Intervention de militants véganes au Joe Beef : Entrevue avec Véronique Leduc

Investir Joe Beef, une méthode efficace pour décourager la consommation de viande?

Publié le 14 janvier 2020
L'affiche extérieure du restaurant Joe Beef.
Le restaurant Joe Beef, dans le sud-ouest de MontréalPHOTO : La Presse canadienne / Graham Hughes

L'entrée subite de manifestants véganes dans le restaurant Joe Beef, samedi dernier, est une stratégie militante connue sous le nom d'action directe. Celle-ci a été employée à plusieurs reprises au cours de l'histoire et elle est généralement efficace, selon la professeure de communication sociale et politique Véronique Leduc.

L’action directe, c’est le fait d’intervenir dans un espace public ou privé pour attirer l’attention sur une cause sociale.

Véronique Leduc mentionne plusieurs exemples d’actions directes qui ont réussi à entraîner des changements sociaux, que ce soit le refus de Rosa Parks de céder sa place à un homme blanc dans un autobus aux États-Unis ou ces femmes qui se sont enchaînées à un banc de jurés pour contester l’interdiction faite aux femmes de faire partie d’un jury.

Bien évidemment, ces actions ont comme point commun de déranger, particulièrement de nos jours, selon la professeure : Nous sommes dans un contexte assez individualiste, donc les gens vont bien souvent faire passer leur droit au bien-être avant une réflexion sur le bien-être collectif ou la justice sociale.

Dans le cas de l’entrée de manifestants dans le restaurant Joe Beef, Véronique Leduc estime que c’est un bien faible dérangement par rapport à la nécessité de se poser des questions.

Quant aux techniques utilisées par les manifestants pro-vie ou par les groupes d’extrême droite, comme le fait d’insulter les femmes qui se rendent dans une clinique d’avortement ou le fait d’investir les bureaux d’un média, la professeure croit qu’il s’agit d’intimidation plutôt que d’action directe. Je préfère réserver les termes "action directe" à des gens qui ont des visées de justice sociale, dit-elle. Pour moi, il n’y a pas de commune mesure entre des militants véganes qui appellent à la fin du spécisme et un groupe d’extrême droite qui fait une certaine propagande sur Internet.