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L’évolution du système depuis la Convention de la Baie-James : Alexis Wawanoloath

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 18 déc. 2019 : Punaises de lit et Car2go

L’évolution du système depuis la Convention de la Baie-James : Alexis Wawanoloath

Convention de la Baie-James : les deux côtés de la médaille

Robert Bourassa (à gauche), Billy Diamond (au milieu à gauche) ainsi que deux autres représentants du gouvernement des nations crie et inuite ayant signé la Convention de la Baie-James.
Robert Bourassa (à gauche), Billy Diamond (au milieu à gauche) ainsi que deux autres représentants du gouvernement des nations crie et inuite ayant signé la Convention de la Baie-James.PHOTO : Radio-Canada / Presse Canadienne
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 19 décembre 2019

Il y a 40 ans, le Québec inaugurait le barrage LG-2, qui allait permettre à une grande partie de la population de se chauffer et de s'éclairer à moindre coût. Si le gouvernement a pu inonder des milliers de kilomètres carrés de territoires autochtones, c'est grâce à la Convention de la Baie-James, signée avec les Cris. Cette entente a eu de grandes retombées positives pour cette nation, mais aussi de terribles conséquences, comme le rappelle le juriste Alexis Wawanoloath.

Il explique que la Convention de la Baie-James est venue définir les droits des Cris sur leur territoire. Les Cris, pour avoir accès à cette Convention de la Baie-James, ont dit "On éteint tous nos droits ancestraux et on les remplace par ce qu’il y a dans la convention, donc le partage des richesses, la façon dont on gouverne le territoire, etc.", indique-t-il.

Grâce aux redevances, les Cris ont pu, par exemple, investir dans l’éducation. Ils se sont sortis de la dépendance qu’on leur reprochait souvent, affirme Alexis Wawanoloath.

Ils ont aussi gagné une plus grande autonomie territoriale. Les Cris, comparés à n’importe quelle autre nation au Québec, ont plus de pouvoir sur leur territoire, estime le juriste. Il donne l’exemple du projet de mine d’uranium de l’entreprise Strateco, qui n'a finalement pas vu le jour dans le Nord-du-Québec, car les Cris l’ont refusé : Est-ce qu’une autre nation autochtone aurait eu cette capacité? J’en doute.

Mais l’envers de cette médaille, c’est l’acculturation qui s’en est suivie. Le prix à payer pour tout ça, ça a été de noyer une partie de leur culture, souligne Alexis Wawanoloath.

Il rappelle que la culture crie est étroitement liée au territoire. En inondant une grande partie de celui-ci, on a inondé la culture avec lui. Il y a des Cris qui disent que, finalement, ils ont été colonisés par l’argent, affirme Alexis Wawanoloath.

Néanmoins, le juriste insiste sur les retombées positives que la Convention de la Baie-James a eues pour les Cris : Au moins, il y a eu un partage des richesses. Tandis que chez les Atikamekw, les Innus, les Algonquins, on a pris et on prend toujours les ressources sur leur territoire sans partager cette richesse, sans partager les opportunités économiques.