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Le 15-18, ICI Première.
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Rattrapage du 14 nov. 2019 : métro inondé, Benadryl et détresse chez les hommes

Benadryl en vente derrière le comptoir : Entrevue avec Bertrand Bolduc de l'OPQ

Placer le Benadryl derrière le comptoir, une bonne idée?

Publié le 14 novembre 2019
Une allée dans une pharmacie avec plusieurs boîtes contenant des médicament, comme benadryl, tylenol et advil.
Le Benadryl est en vente libre sur les tablettes.PHOTO : Radio-Canada / Noémie Moukanda

La Société canadienne d'allergie et d'immunologie publie une étude dans laquelle elle recommande de placer le Benadryl, un médicament contre les allergies, derrière le comptoir de la pharmacie, et non plus sur les tablettes, en raison de ses effets secondaires. Le président de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc, explique les conséquences qu'aurait un tel changement.

Le Benadryl est un antihistaminique de première génération. Depuis des décennies, les consommateurs peuvent s’en procurer sans avoir à consulter un pharmacien. Il entraîne toutefois plus d’effets secondaires que les antihistaminiques de deuxième génération. Le Benadryl, on réserve ça aujourd’hui aux réactions allergiques sévères, précise Bertrand Bolduc. C’est pourquoi la Société canadienne d’allergie et d’immunologie recommande qu’il soit en vente derrière le comptoir.

Le président de l’Ordre des pharmaciens se demande si le Benadryl est vraiment la priorité. Les pharmaciens demandent plutôt à ce que ce soient les grands formats d’acétaminophènes et d’anti-inflammatoires qui soient placés derrière le comptoir, en raison des nombreux cas d’intoxication. L’acétaminophène, c’est probablement le médicament qui tue le plus de gens au Canada, soutient Bertrand Bolduc.

« Est-ce qu’on va tout mettre derrière le comptoir? Malheureusement, on ne peut pas, il faut faire des choix. »

—  Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec

Bertrand Bolduc ajoute qu’il faut conserver un certain équilibre entre le droit des gens à s’automédicamenter et la préservation de leur sécurité.

Le fait qu’un médicament se retrouve derrière le comptoir représente également un travail de plus pour les pharmaciens, car ils doivent l'inscrire au dossier du patient. On fait un bien meilleur travail derrière le comptoir, c’est officiel, mais on peut faire ce travail-là quand même quand vous venez demander conseil, dit-il.

Bertrand Bolduc encourage fortement les consommateurs à s’informer auprès de leur pharmacien pour tout médicament acheté sur les tablettes. Tous les médicaments en vente libre peuvent avoir des effets secondaires, c’est connu, rappelle-t-il.

En fin de compte, c’est l’Office des professions qui décidera si le Benadryl sera en vente derrière le comptoir.