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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 5 nov. 2019 : identité autochtone et réforme de l’immigration

Une élue de Montréal accusée d’avoir menti en prétendant être Autochtone

Comment définir l’identité autochtone?

Publié le 5 novembre 2019
Marie-Josée Parent en point de presse à l'hôtel de ville
La conseillère Marie-Josée Parent se dit d'origine micmaque, mais des chercheurs en généalogie réfutent cette affirmation.PHOTO : Radio-Canada

Qui peut s'identifier légitimement comme un ou une Autochtone? Comme le fait remarquer l'analyste Alexis Wawanoloath, il n'existe pas de réponse facile à cette question. Celle-ci est revenue dans l'actualité après que la conseillère montréalaise Marie-Josée Parent a été accusée d'avoir menti sur son identité autochtone. Alexis Wawanoloath revient sur les différentes façons de définir l'identité autochtone.

La définition légale d’un Autochtone est extrêmement complexe. Elle est enchâssée dans la Loi sur les Indiens, un vestige de l’époque coloniale. C’est une identité qui nous a été imposée par une autre nation, la nation canadienne, souligne Alexis Wawanoloath.

En raison de cette loi, de nombreuses femmes ont perdu leur statut en mariant un non-Autochtone. Les femmes qui ont des enfants hors mariage doivent aussi prouver l’identité du père pour que leur progéniture puisse être reconnue comme autochtone.

Alexis Wawanoloath a eu la chance de naître avant 1985, date à laquelle la Loi sur les Indiens a été réformée. Il a ainsi pu obtenir le statut d’Indien même si son père est un Québécois.

« Il va falloir se sortir de ce régime colonial d’identification, un jour. »

—  Alexis Wawanoloath, analyste

L’analyste mentionne que depuis quelques années, les conseils de bande ont la possibilité de définir leur propre code d’appartenance. Certains ont décidé d’accueillir dans leur communauté des personnes qui ne sont pas des Indiens inscrits au sens de la loi. D’autres conseils ont plutôt décidé de s’inspirer de ce qui se fait aux États-Unis et d’évaluer le pourcentage de sang autochtone des membres de la communauté.

Alexis Wawanoloath convient du fait que certaines personnes, sans avoir de sang autochtone, ont été élevées au sein d’une communauté et avec les valeurs autochtones. Il affirme toutefois du même souffle que d’autres personnes peuvent mentir sur leur identité autochtone afin de s’approprier des privilèges.