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Les marginalisés, témoins du cœur d’une société

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Audio fil du lundi 23 septembre 2019

Les marginalisés, témoins du cœur d’une société

L’exposition Déjouer la fatalité : Entrevue avec Martin Petitclerc

La pauvreté, très visible dans les rues de Montréal
La pauvreté, très visible dans les rues de MontréalPHOTO : iStock
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Le 15-18Publié le 24 septembre 2019

« Chaque société peut être questionnée à partir de ses marges », affirme Martin Petitclerc, commissaire de l'exposition Déjouer la fatalité, en cours actuellement à l'Écomusée du fier monde. L'exposition a pour but de contribuer au débat actuel sur la pauvreté et les inégalités sociales. On y découvre des gens en marge de la société : les moins nantis, les criminels, les déviants.

Déjouer la fatalité met aussi en lumière cette période entre 1850 et 1930 où l’industrialisation a mené les populations vers les centres urbains. Martin Petitclerc explique que comme la famille n’était plus apte à soigner ses malades ou ses pauvres, l’État, l’Église et des groupes philanthropiques ont mis en place des institutions pour prendre en main les marginalisés. Les pauvres de l’époque, ce sont « ces personnes un peu flottantes qui ne peuvent pas s’appuyer sur des ressources. On les retrouve dans les hôpitaux, les asiles, les prisons, les refuges, les hospices », précise le commissaire de l’exposition.

La crise économique des années 30 a remis en cause la façon étroite de définir les problèmes sociaux liés à la marginalité. Des mouvements sociaux se sont mis à réclamer une meilleure répartition des richesses. La période aura vu naître ceux qu’on appelle les orphelins de Duplessis, qui sont notamment représentés dans l’exposition Déjouer la fatalité.

Si beaucoup de choses ont changé depuis, l’exposition présente une pertinence pérenne, puisque selon le commissaire Petitclerc, lorsqu’on s’intéresse à ceux qui sont en marge d’une société, « on en comprend le cœur ».