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Actualité avec Marie-France Bazzo : Francophones et protection du français

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du mardi 6 mars 2018

Actualité avec Marie-France Bazzo : Francophones et protection du français

La France « se fout » du français, déplore Marie-France Bazzo

Marie-France Bazzo derrière un micro dans un studio radio de Radio-Canada
La chroniqueuse Marie-France BazzoPHOTO : Radio-Canada
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 6 mars 2018

Marie-France Bazzo a été outrée d'entendre le président français, Emmanuel Macron, affirmer lundi que la force des francophones, c'est de parler d'autres langues.

Alors qu’il accueillait le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, Emmanuel Macron a déclaré que la défense du français doit « s'inscrire dans le plurilinguisme », afin que la langue ne soit pas « enclavée ».

Marie-France Bazzo croit pour sa part qu’il ne faut pas confondre la maîtrise de plusieurs langues et l’affirmation politique d’une langue. « Oui au bilinguisme et au trilinguisme individuels, c’est vraiment nécessaire », dit-elle. « Mais quand il s’agit de la vitrine officielle d’un État, oui à la langue dudit État, tout petit soit-il. »

Selon elle, Philippe Couillard et Emmanuel Macron sont « deux [politiciens] postnationaux qui voient dans le nationalisme un recul historique ».

« Pour M. Couillard, admettre que le français serait menacé, c’est comme une capitulation politique. Il ne veut pas entendre ça. »

—  Marie-France Bazzo

La chroniqueuse pense au contraire que ce nationalisme est nécessaire : « C’est un nationalisme de bon aloi dans une époque qui est dominée par la mondialisation économique anglo-saxonne. C’est du respect de soi collectif. »

Pour Marie-France Bazzo, l’attitude du président Macron est signe que le Québec ne peut plus compter sur la France comme modèle et alliée inconditionnelle. « Ça nous confirme que la France se fout un peu de cet enjeu du français et qu’elle ne sera pas à l’avant-garde de la francophonie dans le monde », soutient-elle.