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L'histoire des idées avec Jonathan Livernois : L’hôtel de ville de Montréal

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du lundi 7 mars 2022 : Le choc pétrolier de 1973, et le trafic maritime dans le Saint-Laurent

L'histoire des idées avec Jonathan Livernois : L’hôtel de ville de Montréal

La fenêtre à 300 000 $ du maire Doré

La façade de l'hôtel de ville de Montréal.
L'hôtel de ville de MontréalPHOTO : Radio-Canada / Stéphanie Dupuis
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 7 mars 2022

Depuis sa construction, en 1878, l'hôtel de ville de Montréal a subi de multiples modifications. Un incendie le laissait d'ailleurs en cendres il y a un siècle, obligeant une reconstruction presque totale. L'historien Jonathan Livernois se souvient d'un changement en particulier qui a fait couler beaucoup d'encre en 1991 : l'ajout d'une fenêtre dans le bureau du maire Jean Doré.

Au début des années 1990, ce n’était pas joyeux, côté économie, rappelle Jonathan Livernois. Alors que l’époque était aux compressions budgétaires, l’aménagement d’une fenêtre au coût de 300 000 $ dans le bureau du maire de Montréal avait de quoi susciter l’indignation des contribuables. C’est devenu un symbole de la dénonciation du gaspillage public, souligne l’historien.

Celle que l’on avait surnommée la fenêtre Doré n’était pourtant pas une demande du maire, mais plutôt une suggestion de la Direction de l’habitation de la Ville de Montréal, qui avait planifié les rénovations de l’hôtel de ville à une époque beaucoup plus rose sur le plan économique. Les architectes estimaient qu'il était essentiel que le maire puisse avoir un point de vue sur la ville, alors que son bureau donnait vers l’arrière de l’édifice.

La fenêtre Doré n’en a pas moins été un sujet de moqueries dans les médias, comme l’explique Jonathan Livernois dans sa chronique.