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Histoire de Montréal avec Jean-François Nadeau : Borduas et Leduc

Le 15-18, ICI Première.
Audio fil du mercredi 6 septembre 2017

Histoire de Montréal avec Jean-François Nadeau : Borduas et Leduc

Saint-Hilaire, lieu de création pour les artistes du Refus global

Paul-Émile Borduas en 1946
Paul-Émile Borduas en 1946PHOTO : Bibliothèque et Archives Canada/R. Jaques
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 6 septembre 2017

C'est dans la résidence de Paul-Émile Borduas, à Saint-Hilaire, que des artistes comme Claude Gauvreau, Jean-Paul Riopelle et Françoise Sullivan venaient créer et se ressourcer. « La maison de Borduas est un lieu de rencontre exceptionnel! Une bonne partie de l'activité intellectuelle montréalaise s'est passée ici », raconte Jean-François Nadeau.

En 1948, Paul-Émile Borduas et une quinzaine d’artistes ont signé le manifeste du Refus global, « qui est une critique sévère de la culture canadienne-française et du régime politique et, qu’on soit d’accord ou pas, c’est une date qui a marqué un signe avant-coureur de ce changement d’époque », précise Jean-François Nadeau.

La résidence du peintre à Saint-Hilaire, a servi de lieu de recueillement et de création pour ces artistes. Marcel Perron, Jean-Paul Riopelle et Claude Gauvreau sont venus s'y réfugier. Pour ce dernier, c'était un lieu où il pouvait se ressourcer. « Saint-Hilaire, c’était ça pour ces gens-là », ajoute l'historien.

C'est aussi Saint-Hilaire qui unit Paul-Émile Borduas au peintre Ozias Leduc. Originaire de cette ville, Ozias Leduc a réalisé l'une de ses grandes œuvres dans l'église de celle-ci.