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Science avec Charles Tisseyre : Les nouveaux variants de la COVID-19

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 6 janv. 2021 : Couvre-feu au Québec, et variants du coronavirus

Science avec Charles Tisseyre : Les nouveaux variants de la COVID-19

Les nouveaux variants du coronavirus, expliqués par Charles Tisseyre

Une modélisation de virus en 3D.
Les experts affirment que le nouveau variant se répand plus facilement et plus rapidement. Il serait 50 % à 74 % plus contagieux que les autres souches.PHOTO : getty images/istockphoto / vchal
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 6 janvier 2021

Depuis les dernières semaines, des experts du monde entier s'inquiètent de l'apparition de nouvelles formes du coronavirus. L'animateur Charles Tisseyre explique en quoi les variants apparus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud posent problème aux yeux des scientifiques.

Charles Tisseyre précise d’entrée de jeu qu’il est normal qu’un virus subisse des mutations. Elles lui permettent de survivre et de se reproduire. Ces mutations sont généralement sans conséquence. Mais lorsqu’elles surviennent en grand nombre, elles transforment le virus au point d’en faire un nouveau variant.

C’est ce qui est arrivé en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, comme l’explique Charles Tisseyre : Il y a deux variants, deux souches, si je puis dire, du coronavirus existant qui ont une vingtaine de mutations, dont quelques-unes sont plus inquiétantes, selon les experts.

Dans les deux cas, une mutation est particulièrement problématique, car elle touche la protéine Spike, qui permet au coronavirus de s’accrocher aux cellules humaines. La mutation a rendu la protéine encore plus efficace, ce qui laisse croire que les nouveaux variants seraient de 50 % à 70 % plus contagieux que la version actuelle.

Cela signifierait qu’une personne infectée par l’un des nouveaux variants serait susceptible de transmettre le virus à un plus grand nombre de personnes.

Il n’y a rien qui indique que les nouveaux variants seraient plus mortels ou rendraient les gens plus malades. Malgré tout, selon des comparaisons statistiques réalisées par des experts, un virus plus contagieux demeurerait plus dangereux qu’un virus plus mortel. Il rejoindrait beaucoup plus de monde et, assez rapidement, les services de santé seraient débordés, avec plusieurs conséquences néfastes, indique Charles Tisseyre.

La bonne nouvelle

Heureusement, les nouveaux variants ne remettraient pas en question l’efficacité des vaccins, selon des experts. Les mutations ne sont pas assez importantes pour changer suffisamment le virus, souligne Charles Tisseyre.

Et, de toute façon, la création d’un nouveau vaccin ne serait pas un problème, selon l'animateur : Ce qui, à mon avis, nous permet d’espérer, c’est que BioNTech vient tout juste d’annoncer que, si jamais il fallait créer nouveau vaccin rapidement parce qu’une mutation échapperait au vaccin actuel, il pourrait le faire en six semaines. Et, ça, c’est grâce à la méthode du vaccin ARN messager, qui est très souple.