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Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 15 déc. 2020 : Nouvelles restrictions sanitaires et acquittement de G. Rozon

Jugement dans le procès de Gilbert Rozon : Le point avec Isabelle Richer

Pour mieux comprendre l'acquittement de Gilbert Rozon

Publié le 15 décembre 2020
Gilbert Rozon à bord d'une voiture.
Gilbert Rozon quitte le palais de justice de Montréal après son acquittement. PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'acquittement de Gilbert Rozon au terme de son procès pour viol et attentat à la pudeur suscite de vives protestations dans la population, mais il s'explique par le manque de preuves, selon la chroniqueuse judiciaire Isabelle Richer. Elle explique comment la juge Mélanie Hébert en est venue à la décision de déclarer Gilbert Rozon non coupable, même si elle n'a pas cru son témoignage.

Selon Isabelle Richer, l'issue de ce procès repose sur la notion de doute raisonnable. La Couronne avait le fardeau de prouver hors de tout doute raisonnable que Gilbert Rozon avait commis les crimes qui lui étaient reprochés, et elle n'y est pas parvenue. Ce n’est pas 50 % +1, ce n’est pas la balance des probabilités, ce n’est pas "est-ce qu’il est plus probablement coupable?", c’est "est-ce qu’il est coupable hors de tout doute?", explique la chroniqueuse judiciaire.

La juge Hébert n'a pas mis en doute le témoignage de la victime, qu'elle a jugé plausible, et elle n'a pas entièrement cru celui de l'accusé. Celui-ci est toutefois parvenu à semer le doute dans son esprit. Ne pouvant établir hors de tout doute qu'il était coupable, elle l'a donc déclaré innocent. Notre système est fait ainsi que les conséquences d’une condamnation criminelle sont telles qu’il faut que l'accusé bénéficie du doute raisonnable, parce que sinon, combien de condamnations injustes pourraient survenir? souligne Isabelle Richer.

Elle ajoute que cela peut toutefois miner la confiance des victimes envers le système de justice. Je ne sais pas ce qu’il va falloir faire pour que ce système devienne un peu plus friendly pour les victimes, dit-elle. C'est la question qui va nous occuper pour les prochaines années.