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Montréal vue par un algonquin dans la ville avec Danny Braün

Le 15-18 sur ICI Première.
Audio fil du vendredi 7 avril 2017

Montréal vue par un algonquin dans la ville avec Danny Braün

S’installer au sud pour ne pas perdre le nord

Frédérick Cheezo
Frédérick Cheezo est un Algonquin qui habite à Montréal.PHOTO : Radio-Canada / Danny Braün
Le 15-18 sur ICI Première.
Le 15-18Publié le 7 avril 2017

« Des fois, on a besoin du chaos pour se redresser. » L'artiste algonquin Frédéric Cheezo, originaire de Lac-Simon, habite à Montréal depuis bientôt 10 ans. Pour lui, s'installer dans la métropole était une façon de s'affirmer. Le journaliste Danny Braün l'a rencontré au Centre PAQ (Projets autochtones du Québec), un organisme qui vient en aide aux Autochtones en difficulté.

« Quand je suis arrivé à Montréal, j’étais dans la rue. Je suis resté dans la rue six ou sept mois. J’ai pris un appartement, puis je suis retourné dans la rue. Ça a été [un va-et-vient] comme ça, sans cesse. »

Pour lui, la rue est à la fois une solution et un dernier recours. « Je trouve que je suis plus en sécurité dans la rue parce que je n’ai pas accès au crédit », explique-t-il à Danny Braün.

« Pour avoir un emploi, il faut un appartement. Pour avoir un appartement, il faut un emploi. C’est un cercle vicieux, une lutte constante. »

— Une citation de  Frédéric Cheezo

Frédéric Cheezo décrit Montréal comme une entité à deux visages : « Il y a les oiseaux de nuit qui bougent, qui volent, et, le jour, il y a les hommes d’affaires avec la tête baissée qui affrontent la réalité. »

Culture algonquienne
Même s’il ne parle pas vraiment l'algonquin, sa langue et sa culture restent bien vivantes. Le Centre d’amitié autochtone de Montréal est un point de repère important pour lui.

« Surtout culturellement, pour la musique, la tradition, c’est un lieu où je peux jouer de la musique, me retrouver. »

— Une citation de  Frédéric Cheezo