•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le 15-18, ICI Première.

L'affichage commercial, entre amour du patrimoine et haine de la pollution visuelle

Publié le 20 juillet 2020
La grue installée sur un camion soulève l'énorme enseigne, tandis qu'une seconde grue installée sur un autre camion permettra ensuite à un ouvrier de fixer l'enseigne sur l'édifice.
Le retrait de l'enseigne d'Archambault Musique, dans le Quartier latin de Montréal, avait soulevé un tel tollé qu'elle a été réinstallée.PHOTO : Radio-Canada / Ivanoh Demers

De plus en plus de villes en Amérique du Nord entament une réflexion sur la place de l'affichage publicitaire dans l'espace public. Alors que la démolition de certaines enseignes jugées patrimoniales soulève les passions, plusieurs se plaignent des panneaux publicitaires toujours plus grands et plus lumineux qui dénaturent le paysage. Pour le chroniqueur urbain Samuel Descôteaux-Fréchette, cette réflexion sur l'avenir de l'affichage commercial est plus que nécessaire.

Il rappelle que certaines enseignes deviennent de véritables icônes pour une ville ou un quartier. Il cite l’exemple de Farine Five Roses, dont l’enseigne lumineuse est bien intégrée au paysage montréalais. « Certaines enseignes sont des marqueurs historiques, des témoins de l’évolution culturelle et commerciale, affirme le chroniqueur. Elles sont aussi des points de repère importants. Souvent, on se reconnaît dans le quartier aux affiches qu’on voit autour de nous. Et parfois, on reconnaît le produit qui est vendu grâce à l'affiche. »

Lorsque l’une de ces icônes disparaît, c’est toute la communauté qui est en deuil, comme lorsque la grande enseigne colorée du salon de quilles Champion, à Greenfield Park, a été démantelée. C’était un point de repère incontournable, souligne Samuel Descôteaux-Fréchette. Ça faisait plus de 40 ans que c’était là et sa démolition a touché la corde nostalgique de plusieurs résidents du secteur.

À l’inverse, certains panneaux publicitaires suscitent plutôt le mécontentement, surtout lorsqu’ils viennent dénaturer un quartier ou un paysage. La commercialisation de l’espace public est de plus en plus source d’inquiétudes, et certaines villes ont même décidé d’agir pour freiner son déploiement. C’est notamment le cas l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, qui a ordonné le retrait d’une quarantaine de panneaux publicitaires sur son territoire, après une bataille juridique qui a duré 10 ans.