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Urbanisme avec Samuel Descôteaux Fréchette : Bénéfices des infrastructures vertes

Le 15-18, ICI Première.
Rattrapage du 13 juill. 2020 : Culture d'entreprise toxique et masque obligatoire

Urbanisme avec Samuel Descôteaux Fréchette : Bénéfices des infrastructures vertes

Les infrastructures vertes comme solution durable pour les villes

Vue aérienne de Montréal.
Les infrastructures vertes permettent de combattre les îlots de chaleur et de réduire les épisodes de surverses et d'inondations.PHOTO : getty images/istockphoto / R.M. Nunes
Le 15-18, ICI Première.
Le 15-18Publié le 13 juillet 2020

On parle beaucoup de la réfection des infrastructures grises, comme les routes et les égouts, mais beaucoup moins des infrastructures vertes, dites naturelles. Pourtant, elles sont essentielles et peuvent générer de nombreux avantages économiques, écologiques et sociaux. Pour sa chronique d'urbanisme, Samuel Descôteaux-Fréchette s'est penché sur l'importance de ces solutions naturelles pour contrer la chaleur et les inondations, dans les grandes villes notamment.

Les parcs, les arbres, un toit vert ou un jardin communautaire sont des infrastructures naturelles qui rendent de nombreux services aux citoyens d’une ville. Le chroniqueur explique que même à petite échelle, ces installations naturelles peuvent rafraîchir et purifier l’air, augmenter les zones d’ombre, réduire les épisodes de surverses et d’inondations, réduire le stress et le bruit ainsi que stocker du carbone. « Que ce soit un arbre, un passage faunique au-dessus d’une autoroute ou encore un fleuve, l’idée est de tirer des bénéfices de la nature pour rendre des services aux populations. »

Des solutions vertes qui font épargner de l’argent

Selon une étude dirigée par Jérôme Dupras, professeur au Département des sciences naturelles de l’Université du Québec en Outaouais et chercheur à l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT), les 400 000 arbres gérés par la Ville de Montréal font économiser près de 4 millions de dollars à Ville, puisqu’ils combattent la chaleur et contrôlent des eaux de ruissellement tout en séquestrant du CO2. Selon cette équipe de chercheurs, pour chaque dollar investi dans la forêt urbaine, on diminuerait les dépenses en service public de 2 $ à 10 $. Chaque infrastructure a un coût, mais « les experts s’entendent pour dire qu’investir dans des infrastructures vertes rapporte plus que la mise initiale. C’est donc une question de vision », explique Samuel Descôteaux- Fréchette.

« Il faut voir les infrastructures vertes comme une occasion en or de dynamiser et d’embellir des espaces stratégiques, comme des cœurs villageois, des centres commerciaux et des quartiers centraux denses. Ce n’est donc pas à négliger! »