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Entrevue avec Maxim Larrivée, directeur de l’Insectarium de Montréal

La nature selon Boucar, ICI Première.
Rattrapage du 13 juin 2020 : Pour l'amour des insectes

Entrevue avec Maxim Larrivée, directeur de l’Insectarium de Montréal

Disparition massive des insectes : faut-il s’en inquiéter?

abeille sur plante verte
Les pesticides menacent entre autres la survie de populations d'abeilles.PHOTO : iStock
La nature selon Boucar, ICI Première.
La nature selon BoucarPublié le 13 juin 2020

Depuis plusieurs décennies, on constate non seulement une diminution de la biodiversité chez les insectes, mais aussi une accélération de cette baisse. Selon Maxim Larrivée, directeur de l'insectarium de Montréal, le déséquilibre qui prend place dans les écosystèmes aura des effets néfastes sur les êtres humains, puisque les insectes nous rendent de nombreux services écosystémiques, comme la pollinisation des fruits et légumes, entre autres.

Les insectes jouent plusieurs rôles essentiels dans la nature. Ils œuvrent à la décomposition, au recyclage des nutriments et même à la séquestration des nutriments dans les écosystèmes. Certains sont des prédateurs naturels qui permettent le contrôle des populations d’autres insectes qui pourraient devenir des pestes.

Les fruits et légumes sont pollinisés en grande partie par les insectes. « Nos productions agricoles en dépendent », précise Maxim Larrivée.

« Il faut prendre acte [de la situation] le plus rapidement possible pour éviter qu’on atteigne un point de rupture, un effondrement. »

— Une citation de  Maxim Larrivée, directeur de l’insectarium de Montréal

Les changements climatiques et les extrêmes météorologiques qui en découlent ont une influence majeure sur la disparition de certains insectes.

Il en est de même pour les pesticides. « Parfois, les pesticides ne tueront pas directement les insectes, mais c’est comme si les insectes étaient sous l'effet de l’alcool. Donc, il va y avoir des effets plus subtils qui vont affecter leur capacité de se reproduire et de se maintenir dans leur environnement », explique le directeur de l’insectarium de Montréal.