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La musique, une grande source de plaisirs, selon Isabelle Peretz

La nature selon Boucar, ICI Première.
19 août 2017 - La cigale et la sérénade

La musique, une grande source de plaisirs, selon Isabelle Peretz

La musique, une drogue pour le cerveau

Écouter de la musique ou manger du chocolat? Le cerveau actionne le même circuit de la récompense.
Écouter de la musique ou manger du chocolat? Le cerveau actionne le même circuit de la récompense.PHOTO : iStock
La nature selon Boucar, ICI Première.
La nature selon BoucarPublié le 20 août 2017

« On le voit bien pour les jeunes : la musique passe avant la nourriture, dans certains cas », explique la chercheuse Isabelle Peretz, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en neurocognition de la musique. Selon elle, l'écoute de la musique active la même zone de notre cerveau que la prise de stupéfiants.

« Une source de plaisirs inégalable », selon Isabelle Peretz
Récemment, une zone du cerveau a été mise en évidence par les chercheurs comme étant « la région des plaisirs ». Celle-ci, située dans le noyau accumbens, est stimulée lorsque l’on écoute une musique que l’on aime : « C’est la même région [qui est activée] que lorsque l’on consomme de la drogue, ou du chocolat […] », explique Isabelle Peretz. Au cours d’activités sexuelles, cette même zone est également stimulée.

Des vertus apaisantes et rassembleuses
Isabelle Peretz a aussi analysé les effets apaisants des berceuses sur le cerveau des nourrissons. « Nous nous sommes intéressés à un aspect du chant de la mère : est-ce du langage, ou de la musique? » Avec son équipe, elle a montré qu’un bébé laissé seul dans une cabine allait montrer beaucoup moins vite des signes de détresse si on lui faisait entendre une chanson que si on lui passait une bande sonore avec les mêmes paroles, mais sans mélodie.

Dans les écoles secondaires, à l’adolescence, les clans liés à des passions musicales s’affichent : les rockeurs s’assemblent d’un côté, et les rappeurs de l’autre. Selon Isabelle Peretz, une des vertus de la musique est d’accompagner la sortie du cocon familial des adolescents : « On pense que la fonction première de la musique, c’est de rassembler, et pas tant de séduire. »