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La matinale, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 6 avril 2021

Marchés des fermiers  :  services essentiels?

Marchés des fermiers  :  services essentiels?

Publié le 6 avril 2021
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Marche des fermiers de MonctonPHOTO : Radio-Canada / Guy Leblanc

Des groupes demandent que les marchés des fermiers au Nouveau-Brunswick soient considérés comme des services essentiels, durant la pandémie. À l'heure actuelle, les marchés doivent fermer durant une période de confinement, alors que les épiceries peuvent rester ouvertes. La présidente de l'Union nationale des fermiers au Nouveau-Brunswick, Eva Rehak, croit qu'il s'agit de deux poids, deux mesures. Mme Rehak est copropriétaire de la Ferme Alva à Saint-Maurice, Nouveau-Brunswick. Elle et son époux produisent plus de 7 tonnes de fruits et de légumes par année.

Le directeur général de la Récolte de chez-nous, Maxime Gauvin, croit lui aussi que les marchés des fermiers devraient être considérés comme un service essentiel. Cette coopérative a dû fermer les marchés de Dieppe et de Shediac durant la période de confinement, le printemps dernier. La récolte de chez-nous a alors mis en place un service de livraison à l'auto.

M. Gauvin constate que certains intervenants comprennent mal l'importance des marchés des fermiers. Selon lui des instances les considèrent comme des infrastructures récréatives ou encore touristiques. Le directeur général de la Récolte de chez-nous croit plutôt qu'il s'agit d'une infrastructure alimentaire.

Un homme au marché de Dieppe.

Maxime Gauvin, directeur général de la coopérative La Récolte de Chez-Nous.

Radio-Canada

« Peu importe ce qui arrive, les poules, elles ne savent pas ce qui se passe à l'extérieur mais elles continuent à pondre des oeufs. Ça fait que si on veut que nos fermiers aient des avenues pour écouler leurs produits, qu'ils continuent à être en production, bien il faut garder ces infrastructures-là ouvertes. »

—  Maxime Gauvin, directeur général, La récolte de chez-nous

Eva Rehak déplore aussi que les aires de restauration des marchés des fermiers restent fermées, alors que celles dans les centres commerciaux soient encore ouvertes. Elle note que les marchés sont en quelque sorte des lieux de rencontre et elle craint que cette situation diminue l'achalandage.

« C'est tout le temps comme les big boys, les corporations qui ont plus d'avantages. Ou ils semblent bénéficier plus que les producteurs ou même les entrepreneurs locaux, dans ce sens-là. Puis si on veut être pour le Nouveau-Brunswick, pour promouvoir le local, on devrait aider les gens locaux plus que les grosses corporations. »

—  Eva Rehak, présidente de l'Union nationale des fermiers au N.-B.

Maxime Gauvin explique que garder les tables et les chaises à l'aire de restauration aurait été trop compliqué pour le marché de Dieppe. Selon lui, la coopérative n'a tout simplement pas les ressources nécessaires pour faire le nettoyage entre chaque client. Le marché en accueille plus de 2 000, chaque samedi.

D'après un reportage de Michel Nogue