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Le Conseil multiculturel du N.-B. invite les candidats à une discussion

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 8 septembre 2021

Le Conseil multiculturel du N.-B. invite les candidats à une discussion

Immigration : des propositions concrètes réclamées au N.-B.

Moncef Lakouas, souriant, dans les studios de Radio-Canada.
Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, veut que l'immigration fasse partie des enjeux clés de la campagne électorale fédérale 2021.PHOTO : Radio-Canada / Camille Martel
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 8 septembre 2021

Les principaux partis politiques fédéraux doivent en faire plus pour faciliter l'arrivée des nouveaux arrivants au Canada, selon le président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick (CMNB), Moncef Lakouas. Il souhaite voir des propositions concrètes, mais dit rester sur sa faim depuis le début de la campagne électorale fédérale.

Je ne pense pas que les engagements maintenant [en matière d’immigration] sont concrets, tranche Moncef Lakouas, lors d’une entrevue sur la place de l’immigration dans la campagne électorale, au micro de La matinale.

Il vise ainsi tous les principaux partis de la scène fédérale.

Cela dit, le président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick reconnaît que la question de l’immigration s’invite dans les discussions lorsqu'il est question d'enjeux connexes comme la pénurie de main-d'œuvre et la crise du logement, deux thèmes majeurs de la campagne. Il salue aussi le Parti libéral et le Nouveau Parti démocratique qui s’engagent à combattre le racisme systémique.

M. Lakouas se montre plus critique envers le Parti populaire du Canada. Cette formation a décidé, résume-t-il, que l’immigration, ce n’est pas important, on va arrêter ça et on va travailler la relance économique autrement, chose qui est extrêmement impossible à faire.

Moncef Lakouas croit au contraire que l’immigration doit être une composante essentielle de toute stratégie visant à pallier la pénurie de main-d'œuvre qui sévit au pays, y compris dans les provinces atlantiques.

« [L’immigration] est un enjeu qui est extrêmement important parce qu’il est relié dans toutes les provinces à une question de relance économique. Il n’y a pas une province, pas une entreprise ou une institution qui ne ressent pas le besoin de se doter de la main-d'œuvre qualifiée. Des fois on parle de survie, des fois on parle de croissance. Tous les politiciens des différents partis vont en parler éventuellement. »

—  Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick

Or, Ottawa ne peut résoudre qu’une partie de l’équation, nuance-t-il. Avant que le Nouveau-Brunswick ne puisse accueillir de 10 000 à 15 000 nouveaux arrivants par année, comme le souhaite le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, la province doit d’abord montrer des taux de rétention d’au moins 85 % de cette population.

Donc il y a toujours l’intervention du fédéral en matière d’immigration. Et tant et aussi longtemps que les provinces ne font pas nécessairement leur part, par rapport à la rétention des immigrants dans un nombre élevé, c’est impossible pour une province comme une autre d’attirer plusieurs choses. Ce qui est extrêmement dangereux [...] parce que si on ne le fait pas de manière efficace pour les dix prochaines années, on risque d’avoir de gros problèmes, conclut-il.

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick prévoit la tenue d’une table ronde multipartite le jeudi 9 septembre. L’événement pourrait être remis si les organisateurs n’arrivaient pas à y assurer une représentation de tous les principaux partis. Quoi qu’il en soit, la table ronde sera enregistrée et mise en ligne afin de pouvoir être consultée par le public.