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Rogersville  :  la vie en français surprend des nouveaux arrivants

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du mardi 27 juillet 2021

Rogersville  :  la vie en français surprend des nouveaux arrivants

Rogersville  : la vie en français surprend de nouveaux arrivants

Une rue du village et le clocher de l'église dans le lointain.
Rogersville, au Nouveau-Brunswick, le 28 avril 2020.PHOTO : Radio-Canada / Guy Leblanc
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 27 juillet 2021

Depuis le début de la pandémie, des gens d'un partout au pays décident de déménager au Nouveau-Brunswick. À Rogersville, cela entraîne un défi particulier.

Le petit village du comté de Kent, situé près de Richibucto et à environ une heure de Moncton, a une population majoritairement francophone. En fait, un peu plus de 91 % des gens de la région affirment avoir comme langue maternelle le français, selon le recensement de 2016.

Or, quand des gens choisissent de s’installer au Nouveau-Brunswick, ils pensent maintenant résider dans une province bilingue où toutes les villes et tous les villages doivent offrir les services dans les deux langues. Ce n’est pas le cas.

Une municipalité est seulement tenue d’offrir un service dans les deux langues officielles si 20 % de la population converse dans l'autre langue officielle, donc en anglais dans le cas de Rogersville.

On entend souvent ça quand ils appellent au bureau. Ils pensent que toutes les communautés et toutes les municipalités vont desservir les deux langues parce que la province est bilingue, mais ce n’est pas ça le cas, a expliqué la directrice générale du village, Angèle McCaie.

Cette situation peut créer ce que Mme McCaie nomme des « pépins ». Par exemple, la municipalité produit chaque mois un magazine d’information qui est distribué à sa population et aux districts de services locaux voisins. Environ 3500 personnes reçoivent le magazine rédigé seulement en français. Certains nouveaux arrivants s’en plaignent.

S’il fallait le traduire en anglais, on n’a simplement pas les ressources ni le personnel. C’est nous qui le faisons et ce serait deux fois la longueur. On ne peut pas se permettre ça, a souligné Mme McCaie.

Le site web et la page Facebook du Village de Rogersville sont aussi seulement en français. Pour aider les nouveaux venus, la municipalité tente de développer de nouveaux mécanismes.

Des milliers de personnes, l'hiver dernier, ont décidé de s’installer au Nouveau-Brunswick, ce qui a entraîné une explosion des prix sur le marché immobilier.