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Des écoles urbaines du Sud-Est qui débordent encore

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du mardi 6 juillet 2021

Des écoles urbaines du Sud-Est qui débordent encore

Les écoles débordent dans le sud du Nouveau-Brunswick

Illustration d'un long édifice comprenant deux ailes, une bibliothèque, un gymnase, une garderie et une aire de jeu extérieure.
La nouvelle école doit être construite bientôt le long du chemin McLaughlin.PHOTO : Ville de Moncton/Design Plus Architecture
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 6 juillet 2021

Dans le sud du Nouveau-Brunswick, surtout dans la région du Grand Moncton, les écoles francophones débordent. Les nouveaux établissements ne suffisent pas à la demande et le gouvernement provincial fait la sourde oreille selon le président du Conseil d'éducation du District scolaire francophone Sud, Paul Demers.

Au cours des 10 dernières années, le nombre d'élèves a augmenté d'environ 30 % au DSFS et on s'attend à ce que la croissance se poursuive.

Une nouvelle école est en construction à Moncton sur l’avenue McLaughlin. Elle doit pallier au manque d’espace dans les écoles Le Sommet et l’Odyssée. D'un autre côté, les élèves sont aussi à l'étroit à l’école Champlain, qui a ouvert ses portes en 2016.

C’est certain que dans la région de Moncton une nouvelle école va venir sauver les meubles, comme on dit. Un complexe scolaire devrait accueillir bientôt 1300 élèves. Malheureusement, ce ne sera pas en septembre 2021, mais ça devrait être septembre 2022 ou début 2023, a expliqué M. Demers en entrevue à La matinale.

Le manque d’espace dans les écoles au District scolaire francophone Sud ne fait pas pression que sur les écoles de Dieppe et de Moncton. Le Conseil d’éducation a établi que la construction d'une nouvelle école pour la communauté francophone de Saint-Jean est prioritaire, puisqu'il manque d’espace à l’école Samuel-de-Champlain.

« Le gouvernement Higgs semble ignorer nos demandes pour la région de Saint-Jean où on aimerait une école de la sixième à la huitième année. Une nouvelle école viendrait combler un besoin. »

— Une citation de  Paul Demers, président du Conseil d'éducation du DSFS

Le Conseil d’éducation espérait obtenir une nouvelle école pour la communauté saint-jeannoise bientôt pour une ouverture en 2023.

Outre de nouvelles écoles, le Conseil d'éducation insiste aussi sur l'importance des rénovations et des mises à niveau des infrastructures déjà existantes comme à l'école Saint-Henri à Moncton ou à l'école Louis-J.-Robichaud à Shediac.

On a un gouvernement qui ne bouge pas dans ce dossier-là, a souligné M. Demers.

Paul Demers, président du District scolaire francophone Sud

Paul Demers, président du District scolaire francophone Sud.

Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

Lorsque les écoles sont désuètes, les parents choisissent parfois d’envoyer leurs enfants ailleurs, comme dans les écoles anglophones. Il s’agit donc, selon M. Demers, d’un facteur d’assimilation très important.

Lorsqu’on n’a pas les écoles qui répondent aux défis de la pédagogie d’aujourd’hui, nos élèves quittent vers l’école anglaise, précise-t-il.

L’immigration, un facteur de croissance

La migration de la population néo-brunswickoise du nord vers le sud de la province est toujours un des principaux facteurs de croissance de la population francophone dans les grandes villes du Nouveau-Brunswick.

Cependant, l'immigration a un impact croissant sur la surpopulation des écoles dans le Grand Moncton et ailleurs au Nouveau-Brunswick. En fait, avec les allègements des restrictions aux frontières liées à la pandémie, le District scolaire francophone Sud s’attend à une montée en flèche des inscriptions.

Avec l’ouverture des frontières, il va y avoir vraiment une grande vague de nouveaux arrivants qui devraient se présenter - on ne peut pas dire combien - dans nos écoles dans la région de Moncton, mais surtout dans les régions de Saint-Jean et Fredericton, avance Paul Demers.