•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

La matinale, ICI Première.
La matinale, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 4 juin 2021

Un comité de surveillance du syndrome neurologique de cause inconnue est formé

Maladie inconnue : création d'un comité d'experts national

Publié le 4 juin 2021
Une jeune femme confuse et des points d'interrogation.
Médecins et scientifiques tentent toujours d'identifier la cause d'un syndrome neurodégénératif qui semble présent uniquement dans certaines régions du Nouveau-Brunswick.PHOTO : getty images/istockphoto / turk_stock_photographer

Le Nouveau-Brunswick crée un comité national de surveillance pour tenter d'identifier les causes possibles du syndrome neurologique inconnu. Le Dr Édouard Hendriks, du Réseau de santé Horizon, en est le coprésident. Il était de passage à l'émission pour discuter du syndrome et de sa nouvelle équipe de recherche.

Depuis 2015, 48 cas ont été recensés par la santé publique, principalement dans le nord-est et le sud-est du Nouveau-Brunswick. Comme l'explique le Dr Hendriks, il s'agit d'un syndrome neurodégénératif. Il en existe environ 600 variations dont certaines, comme les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, sont bien connues du public.

Ce qui nous reste à déterminer - et c'est pourquoi j'aime mieux utiliser le terme « inconnu » que « mystérieux » - c'est de derminer si ces patients présentent une cause déjà connue, ou s'il y a effectivement une cause encore inconnue et qui nous reste à déterminer, dit-il.

Pour y arriver, une étape importante serait de trouver un dénominateur commun entre les personnes atteintes. L'équipe du Dr Hendricks a élaboré un questionnaire pour faciliter cette tâche. Il compare cette méthode à celle utilisée pour le traçage des cas de COVID-19, le but du questionnaire étant de voir quelles sont les habitudes de vie, quels sont les points communs qu'on pourrait trouver.

Quant au travail d'enquête, il est déjà commencé.

« Tout est sur la table pour essayer de voir plus en détail. Est-ce que ce sont des maladies de cause génétique, de cause environnementale, infectieuse, etc.? Donc il faut vraiment, à travers le comité, revoir l'ensemble de ces cas, revoir tous les détails. Utiliser également une étude ou une enquête épidémiologique poussée - qui a déjà commencé par ailleurs - pour essayer de trouver des points communs entre les différents patients, qui nous permettraient plus d'identifier une cause qu'une autre comme telle. »

—  Le Dr Edouard Hendriks, coprésident du comité national de surveillance du syndrome neurologique inconnu

Le Dr Hendricks fait aussi la distinction entre la clinique spécialisée de soins aux patients, qui existe depuis quelques semaines, et le nouveau comité d'experts dont il assure la coprésidence.

À cette clinique-là, dit-il, vous avez des neurologues, des gériatres, travailleurs sociaux, infirmières, dont le rôle est vraiment de répondre aux besoins cliniques actuels de ces patients. Et ce qui nous reste maintenant, c'est à travers ce comité [national] qui va non pas se substituer à l'équipe soignante, mais vraiment être là pour revoir les dossiers, évaluer les résultats des enquêtes épidémiologiques.

Il est encore trop tôt selon lui pour parler des chances de prévention et de guérison de ce trouble neurodégénératif, dont les causes et la classification précises demeurent nébuleuses.

Je pense que l'important pour nous, c'est d'assurer à la population qu'on fait tout en notre pouvoir pour les suivre [les patients] adéquatement, les traiter du mieux que l'on peut naturellement, et éventuellement trouver une cause qui puisse rassurer la population sur l'origine de cette maladie, conclut-il.