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La matinale, ICI Première.
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Rattrapage du mardi 11 mai 2021

Crise au CHU Dumont  :  la PDG de Vitalité s'explique

Crise au CHU Dumont : la PDG de Vitalité s'explique

Publié le 11 mai 2021
La Dre France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité, le 5 janvier 2021.
La Dre France Desrosiers, PDG du Réseau de santé Vitalité.PHOTO : Radio-Canada

« Quand on parle de sécurité de patient et de capacité, la langue, elle compte plus », a affirmé la Dre France Desorisier, présidente-directrice générale du Réseau de santé Vitalité en entrevue au Téléjournal Acadie lundi soir. Ses propos ont suscité de vives réactions. Mardi, elle persiste et signe.

« Quand on balance les risques et qu’on parle de questions de vie ou de mort, la langue devient secondaire. Je ne parle pas du tout des soins de base, de l’accès aux soins en santé et je ne parle pas des soins réguliers. Je parle de situations extrêmes », a lancé en entrevue à La matinale mardi matin.

Doit-on aller au-dessus des obligations linguistiques que prévoient la Charte canadienne des droits et libertés et la Loi sur langues officielles? La Dre Desrosiers reste sur sa position.

Oui et je réponds deux choses à ça. Moi, en tant que présidente-directrice générale d’un réseau de santé, ma mission, c’est de livrer des soins. Ce n’est pas de discuter des droits de la langue, a avancé la première dirigeante du réseau de santé francophone au Nouveau-Brunswick.

La fin de semaine dernière, toutes les ambulances étaient redirigées vers l’Hôpital de Moncton du Réseau de santé Horizon, le réseau anglophone alors que l’hôpital du réseau francophone, le CHU Dumont de Vitalité, débordait.

Dans cette situation, la Dre Desrosiers rappelle que « plus de la moitié du personnel » de l’Hôpital de Moncton peut parler français et que le réseau Horizon a aussi l’obligation de servir les patients dans les deux langues officielles de la province.

« Le vrai problème ici, c’est une crise de ressources humaines qui débute et qui sera du jamais vu à travers le monde. On s’attend à un déficit de 6 millions d'infirmières à travers le monde. Je pense que c’est là où il faut se serrer les coudes comme peuple francophone pour s’assurer de trouver des solutions d’équipe afin de faire face à l’avenir qui s’en vient. »

—  La Dre France Desrosier, PDG de Vitalité

Ce problème n’est pas unique au Réseau de santé Vitalité. Du côté d’Horizon, l’urgence de l’Hôpital mémorial de Sackville a été fermée à deux reprises en avril en raison du manque de personnel. Dans ce cas aussi, les ambulances ont été déviées vers d’autres hôpitaux.

La présidente-directrice générale du réseau Horizon, Karen McGrath, affirme que le réseau compte 17 postes vacants d’infirmières praticiennes.

Vitalité affirme que le manque de personnel est entre autres attribuables aux départs à la retraite et à la charge de travail qui fait en sorte que des employés décident de simplement quitter. La compétition avec le Québec fait aussi en sorte qu’il est plus difficile de recruter du personnel francophone.

Cependant, la Dre Desrosiers soutient que de nouvelles infirmières ont été recrutées. Elles devraient commencer à travailler en juillet.