•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

La matinale, ICI Première.
La matinale, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 8 avril 2021

COVID-19  :  la zone 4 en situation de crise

COVID-19 : la zone 4 en situation de crise

Publié le 8 avril 2021
La devanture d'un hôpital. Une dame, de dos, s'y dirige.
L'Hôpital régional d'Edmundston le 8 mars 2021.PHOTO : Radio-Canada / Bernard LeBel

« On va tenir le coup aussi longtemps qu'on doit tenir le coup. On n'a pas le choix », a lancé en entrevue jeudi matin le Dr John Tobin, médecin à l'Hôpital régional d'Edmundston.

En 30 ans de carrière, c’est la première fois que le médecin de famille voit autant de gens hospitalisés à l’unité des soins intensifs au même moment.

Je n’ai jamais vu des soins intensifs remplis. Je n’ai jamais vu des soins intensifs remplis de gens intubés. Puis je n’ai jamais vu des soins intensifs remplis de gens intubés avec le même diagnostic. Ça fait qu’on ne pourrait pas dire que c’est une grippe ordinaire, a affirmé le médecin.

À lui seul, l'Hôpital régional d'Edmundston compte 13 patients atteints de la COVID-19. Parmi eux, huit sont aux soins intensifs et ont besoin d'un appareil médical pour respirer. Un des patients, Luc Bélanger, âgé de 38 ans, est mort de la maladie le 6 avril.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Le scénario avait été envisagé, mais le mettre en pratique c’est tout autre chose.

C’était imaginé dans nos têtes. De se rendre là, on s'aperçoit que tout d’un coup, avec l’influx de patients qu’on a eu à la fin de la semaine passée, en fin de semaine et en début de semaine que les ressources sont facilement dépassées et qu’il faut s'organiser pour avoir un plan b, a expliqué le Dr Tobin.

Huit patients aux soins intensifs, ça ne semble pas beaucoup, mais il peut avoir jusqu’à cinq personnes qui s’affairent autour de chaque malade, surtout lorsqu’ils ont besoin d’un ventilateur pour respirer.

Il n’y a pas juste le médecin qui fait tout le travail. Il fait les ordonnances. Il fait les évaluations. Il fait les recommandations. Les infirmières, les inhalothérapeutes et tout le personnel font le travail autour de ça. Ils font le travail comme tel. Ça prend donc beaucoup de personnes et beaucoup d’équipement qui prennent beaucoup de place dans un hôpital, a expliqué le médecin.

Selon le Dr Tobin, la situation est semblable à celle de l’unité des soins intensifs de l’Hôpital l’Enfant-Jésus de Québec. Il s’agit d’une unité que Radio-Canada a visitée.

C’est ça qui se passe à Edmundston, a avancé le médecin de famille.

Avec le variant britannique et les victimes et les malades qui sont de plus en plus jeunes, la situation pourrait devenir très dure sur le moral du personnel médical.

Si on commence à avoir des enfants à travers tout ça, on n’est pas sorti du bois, a conclu le Dr Tobin.