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Le Dr Richard Garceau revient sur un an de pandémie au laboratoire du CHU Dumont

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du jeudi 11 mars 2021

Le Dr Richard Garceau revient sur un an de pandémie au laboratoire du CHU Dumont

Après un an, le laboratoire du CHU Dumont est prêt à toute éventualité

Une affiche de la clinique de dépistage de COVID-19 au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.
Une affiche de la clinique de dépistage de COVID-19 au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont.PHOTO : Radio-Canada / Guy LeBlanc
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 11 mars 2021

Dès le début de la pandémie, le laboratoire du Dr Richard Garceau, microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont a été en mesure de s'adapter et passer à travers les pénuries de matériaux pour effectuer les tests de dépistage. Maintenant, l'équipe est prête à affronter une potentielle troisième vague.

Avant le 11 mars 2020, date à laquelle le premier cas de COVID-19 est annoncé au Nouveau-Brunswick, les membres de l’équipe du Dr Garceau ne savaient pas ce que la prochaine année allait leur réserver.

Tant que c’était limité en Chine, je me disais que c’était peut-être comme d’autres sortes de virus respiratoires, comme il y a souvent en Asie. [...] Quand ça s’est répandu vers l’Europe, j’ai trouvé que c’était mal parti, a souligné le microbiologiste-infectiologue en entrevue à La matinale.

Un homme dans un studio parle à un micro.

Le Dr Richard Garceau est microbiologiste-infectiologue au CHU Dumont.

Radio-Canada / Patrick Lacelle

En mars, le premier test positif est décelé au CHU Dumont. À ce moment-là, pour le Dr Garceau, c’était clair, le nouveau coronavirus était là pour un bon moment.

C’était quelque chose. On était content d’avoir été capable de l’avoir détecté, mais on avait peur de s’être trompé. On a répété l’analyse pour être sûr avant de le dire à qui que ce soit. Quand on a vu que nos résultats se répétaient, on a appelé la santé publique, comme on est censé le faire, se souvient-il.

Entre fébrilité et inquiétude envers l’inconnu, l’équipe s’est élargie et l’équipement nécessaire a été acheté pour faire face à la pandémie.

« Quand ç’a commencé, on n’était pas équipés, organisés et on n’avait pas le personnel qu’on a maintenant. On avait peur d’être submergés de tests. On a eu les équipements dont on avait besoin et les gens nécessaires pour faire les analyses. »

— Une citation de  Le Dr Richard Garceau

Si ces changements ont permis de passer à travers les 12 derniers mois, le chemin a été couvert d’embûches. Le laboratoire a fait face à une pénurie de matériel alors que les manufacturiers n’arrivaient pas à fournir à la demande. Il aura fallu huit mois avant que la situation se stabilise.

On a un PhD qui s’appelle Guillaume Desnoyers qui a inventé tous les tests. Il les a tous validés. Il est venu travailler des soirs, des débuts de nuit et les fins de semaine. Si on ne l’avait pas eu, on ne serait pas où on est maintenant, a dit le Dr Garceau soulignant le travail de toute l'équipe.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Aujourd’hui, le laboratoire est prêt à faire face à toute éventualité, même à une potentielle troisième vague qui pourrait surgir au cours de la prochaine semaine suite au congé de mars.

S’il y a une troisième vague intense, on est plus que prêt. J’espère qu’il n’y aura pas une troisième vague intense, mais il y a du potentiel, a-t-il affirmé.

Le Dr Richard Garceau retient de la dernière année le sacrifice de la population. Lui-même n’a pas vu ses enfants depuis janvier 2020 et prendre des vacances est quasi une mission impossible.

Toutes les fois où je veux prendre des vacances, c’est contrecarré par des problèmes. L’année passée j’ai voulu prendre des vacances et quelqu’un m’a rejoint au camping, a conclu le microbiologiste-infectiologue.