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La matinale, ICI Première.
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Rattrapage du jeudi 4 mars 2021

Mort de Lexi Daken  :  sa mère et sa soeur témoignent

Mort de Lexi Daken : la famille témoigne

Publié le 4 mars 2021
Lexi Daken, jeune fille souriante.
Lexi Daken est morte à l'âge de 16 ans.PHOTO : Gracieuseté/Chris Daken

Lorsque Lexi Daken s'est enlevé la vie, sa mère a traversé plusieurs étapes dans son deuil. Elle était en colère lorsqu'elle a décidé de faire une publication sur les médias sociaux dénonçant la façon dont sa fille a été traitée lorsqu'elle a tenté d'aller chercher de l'aide à l'hôpital Dr Everett Chalmers à Fredericton.

Je suis si fâchée. Il y a des étapes après que Lexi s’est suicidée et j’étais au point de la colère. C’est pourquoi j’ai fait une publication sur Facebook. Je m’attendais à une centaine de commentaires et de partages, mais après 25 minutes, c’était plusieurs centaines. Ç’a pris une vie et c’était hors de contrôle avec ça, a confié Shawna Betts, la mère de Lexi, en entrevue à La matinale.

Sa publication a été partagée à plus de 28 000 reprises. Avec un microphone en main, la famille s’est alors posé cette question : doit-on rester silencieux ou utiliser ce microphone et faire connaître l’histoire de Lexi pour aider les autres. La famille a choisi la seconde option.

On va aller jusqu’au bout avec ça, a déclaré Mme Betts.

Leur approche a trouvé écho partout dans le pays. Des parents, d’un océan à l’autre, ont partagé des histoires similaires avec la famille de Lexi Daken. Le problème n’est pas seulement néo-brunswickois, il est canadien, assure la famille de Fredericton.

« Nous avons reçu des centaines de messages d’autres parents, de Terre-Neuve jusqu’à la Colombie-Britannique avec la même histoire. La même chose. Ils ont amené leurs enfants à l’hôpital et ils n’ont pas reçu des services de santé mentale pour leurs enfants. Ce n’est pas juste un problème à Fredericton et chez Horizon. Ça arrive à Vitalité aussi. Alors, nous voulons que tous les Canadiens viennent ensemble pour changer le système de santé mentale ». »

—  Shawna Betts, mère de Lexi

La famille réclame des changements dans la façon dont les soins en santé mentale sont administrés au Nouveau-Brunswick.

Lexi a consulté une conseillère en orientation le 18 février à l'école. Elle a reconnu qu’elle avait des problèmes de santé mentale. La conseillère a immédiatement emmené l’adolescente à l’hôpital Dr Everett Chalmers, où elle a attendu huit heures pour consulter un professionnel de la santé mentale. Elle est retournée à la maison sans avoir rencontré ce professionnel. Elle s'est enlevé la vie moins d'une semaine après sa visite à l'hôpital.

Lexi Daken et sa mère, Shawna Betts

Gracieuseté/Shawna Betts

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, affirme qu’elle va demander au défenseur des enfants et de la jeunesse, Norman Bossé, de mener une révision des soins d’urgence en santé mentale. Il n’est cependant pas question, pour l’instant, d’une enquête publique, ce que déplore la famille.

Nous voulons une enquête publique. David Coon veut ça. Les libéraux vont appuyer ça si nous le voulons. Nous croyons que c’est important que ce soit quelque chose de public. Ça doit aller plus loin que ça, a souligné Mme Betts.

Par ailleurs, le 2 mars Mme Betts déplorait sur les réseaux sociaux le fait que tous les chefs des partis politiques provinciaux avaient contacté la famille à l’exception du premier ministre progressiste-conservateur Blaines Higgs.

En anglais, elle écrit qu’elle a entendu que M. Higgs avait mentionné la tragédie qui a frappé la famille lors d’un point de presse sur la COVID-19.

Désolé, j’ai manqué ça. J’étais occupée à choisir une urne pour ma fille qui venait de fêter ses 16 ans, a écrit la mère de la défunte.

Pour obtenir de l'aide :