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De la restauration à la construction, la pénurie de personnel sévit

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du lundi 26 juillet 2021

De la restauration à la construction, la pénurie de personnel sévit

De la restauration à la construction, la pénurie de personnel sévit

Un travailleur dans un chantier de construction.
Le centre-ville de Moncton est en plein essor, le paysage pourrait changer dans les prochaines années.PHOTO : Radio-Canada / Guy R. Leblanc
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 26 juillet 2021

La pénurie de main-d'œuvre au Nouveau-Brunswick heurte des entreprises à un point tel qu'elles doivent réduire les heures d'activité ou refuser des contrats.

Mario Allain est président de FundyPros, une entreprise spécialisée en construction. Des employés qui comptent plus de 20 ans d’expérience quittent le métier. Ce sont pour la majorité des baby-boomers qui sont en âge de prendre leur retraite.

Selon M. Allain, les jeunes semblent peu s'intéresser à ce domaine, et ce, même si la formation est offerte à l’embauche.

On les perd plus vite qu’on peut les former, a lancé l’homme d’affaires en entrevue à l'émission La matinale, d'ICI Acadie.

Au cours des deux dernières années, la demande dans le milieu de la construction a augmenté d’environ 30 %, selon M. Allain. Comptant de moins en moins d’employés et un carnet de commandes plein, FundyPros se retrouve obligée de refuser des clients.

« On a des clients qui ne sont pas très contents. On n’a plus la force qu’on avait il y a quelques années passées. Également, toutes les semaines on refuse du travail parce qu’on n’a pas la main-d'œuvre. Ça fait 28 ans que je suis en affaires et c’est la première fois qu’on refuse. »

—  Mario Allain, président de FundyPros

Dominique Ratté est propriétaire de plusieurs restaurants dans la région du Grand Moncton. Trouver des employés est toujours un défi et elle doit se résoudre à embaucher des gens ayant très peu d’expérience, voire aucune.

Dominique Ratté lors d'une entrevue par visioconférence au début du mois de janvier 2021.

Dominique Ratté est la propriétaire des restaurants Guacamole à Moncton.

Radio-Canada

La concurrence dans le secteur de la restauration est aussi très forte.

Seulement avoir des gens qui se présentent aux entrevues, c’est un défi. Si on ne les rappelle pas la journée même, les gens ont déjà trouvé autre chose dans notre domaine. Donc, c’est très compétitif, a souligné Mme Ratté.

En raison de la pandémie, l’achalandage dans les salles à manger a diminué. Maintenant que le retour à la normale est amorcé, Mme Ratté ne croit pas être en mesure d’offrir le même niveau de service connu avant la pandémie en raison du manque de main-d'œuvre.

C’est reparti d’un coup sec aussi. On travaillait avec des salles à manger qui étaient à 50 % et puis là, tout d’un coup, on est rendu de nouveau à 100 %. Ce sont de super bonnes nouvelles, mais en même temps, on n’a pas les ressources pour bien servir la clientèle qui vient dans les restaurants, a précisé la femme d’affaires.

La population au Nouveau-Brunswick ne grandit pas assez rapidement pour remplacer toutes les personnes qui prennent leur retraite. L’immigration semble être une solution pour les entrepreneurs qui cherchent à recruter des travailleurs, mais même de ce côté les chiffres sont à la baisse.

En 2019, 6000 nouveaux arrivants se sont installés au Nouveau-Brunswick. En 2020, ils étaient moins de 3000.

On prévoit qu'environ 10 000 personnes par année prendront leur retraite au Nouveau-Brunswick, et ce, jusqu’en 2027.

On va perdre 12 000 jobs et on en a juste 6000 ou 7000 personnes pour les remplacer, a affirmé Mario Allain.

On a manqué le bateau sur celle-là, a concédé l’entrepreneur.