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La matinale, ICI Première.
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Rattrapage du mercredi 3 mars 2021

Santé mentale  :  un changement de culture s'impose, selon Mike McKee

Santé mentale  : un changement de culture s'impose croit un juge à la retraite

Publié le 3 mars 2021
Mike McKee.
Le juge à la retraite Mike McKeePHOTO : Gracieuseté

Un juge à la retraite qui s'est penché sur le système de santé mentale au Nouveau-Brunswick espère que le tollé soulevé par le suicide d'une adolescente de Fredericton provoquera enfin les changements nécessaires.

Mike McKee ne s'est jamais gêné pour critiquer ce qu'il voit comme l'inaction des gouvernements. Il a été particulièrement marqué par l’histoire de la jeune Lexi Daken qui s’est enlevé la vie après avoir tenté d’obtenir de l’aide à un hôpital de Fredericton.

M. Mckee, aussi ancien ministre sous le gouvernement de Frank McKenna, travaille sans relâche pour faire changer le système de santé mentale au Nouveau-Brunswick.

En 2009, il y a 12 ans, le juge à la retraite a soumis un rapport qui recommandait une refonte complète des services en santé mentale.

« On a besoin d'un tas de changements. Et puis look, il va sans dire que je l'ai reconnu dans le rapport que j'ai soumis, le statu quo, ça ne fonctionne pas! It's not enough! C'est une transformation qu'on a besoin de faire »

—  Mike McKee

Le hasard a voulu que la ministre de la Santé Dorothy Shephard soumette la semaine dernière un plan de cinq ans pour les soins de santé mentale. Parmi les mesures annoncées par la ministre, il y a la création de cliniques sans rendez-vous pour les patients qui souffrent de problèmes de santé mentale. Le gouvernement provincial dit aussi vouloir ajouter des ressources.

Pour M. McKee, c’est loin d’être assez. Le changement doit être plus profond. Il faut revoir la culture et la façon dont on aborde la santé mentale, non seulement chez les professionnels, mais aussi chez la population en général.

J'espère fortement que ceci, là, va changer les attitudes. Va faire réfléchir un tas de gens. Parce qu'on en a entendu beaucoup parler depuis. Parce que là, là, je crois que c'est assez, là!, a déclaré le juge à la retraite.

Lexi Daken est morte à la fin février à l'âge de 16 ans. Après avoir tenté d’obtenir de l’aide à l’Hôpital Dr Everett Chalmers et attendu huit heures pour consulter un professionnel de la santé mentale avant de quitter l’urgence avec une référence médicale.