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Pénurie de sapins de Noël ? Michel Nogue explique la situation

La matinale, ICI Première.
Rattrapage du vendredi 27 novembre 2020

Pénurie de sapins de Noël ? Michel Nogue explique la situation

Pénurie de sapins de Noël? Michel Nogue explique la situation

Sapin naturel avec boules, lumières et patins décoratifs.
L'arbre de Noël est sans doute la coutume la plus ancrée dans les traditions du temps des Fêtes.PHOTO : Radio-Canada / Brigitte Dubé
La matinale, ICI Première.
La matinalePublié le 27 novembre 2020

Ça pourrait être une bonne idée d'acheter votre sapin de Noël plus tôt cette année. Ils sont plus difficiles à trouver et ils sont plus dispendieux.

Dans certaines régions, les producteurs ne réussiront pas à répondre à la demande cette saison. Le nombre de producteurs a diminué de moitié partout en Amérique du Nord. L’offre est donc moindre, mais la demande, elle, augmente cette année.

Pour Gilbert Roussel, de Rang-Saint-Georges, dans la Péninsule acadienne, la production de sapins de Noël. À 72 ans, il travaille toujours avec sa fille de 44 ans et sa petite-fille de 19 ans.

La demande est là. Nous autres on n'a pas été bâdrés avec la pandémie là. [...] L'arbre artificiel, un moment donné, tu viens comme tanné de ça, a indiqué M. Roussel.

L’Acadien vend surtout aux États-Unis. De petits producteurs, comme lui, se font de plus en plus rares.

Il y a beaucoup de producteurs qui ont lâché. L'âge est là aussi. Ils sont partis. Puis on n’est pas une grosse gang. Sauf que les producteurs sont un petit brin plus gros qu'avant. Avant il y avait beaucoup de petits. Maintenant, ces petits-là sont partis, a expliqué M. Roussel.

Des sapins de Noël naturels couchés les uns contre les autres.

2 400 000 arbres de Noël québécois sont vendus chaque année, selon le ministère de l'Agriculture.

Radio-Canada / Marie Maude Pontbriand

Il faut de huit à dix ans pour produire un sapin. Si le nombre de producteurs baisse, tout comme la production, ça prendra un certain temps pour réajuster le tir.

Larry Downey est président de l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël. Il constate que ses membres ont plus de pouvoir de négociation quand vient le temps de fixer le prix des sapins.

Prévoyez une hausse de trois à cinq dollars, facile. Dépendant de la région où vous êtes. Mais, je crois que c'est raisonnable pour un arbre qui a de 8 à 10 ans d'âge, a précisé M. Downey.

Il y a moins d’arbres de plantés aux États-Unis depuis les derniers huit ans. La pression retombe alors sur le Canada.

Ça fait que ça fait une pression plus forte pour les arbres de Noël canadiens. À cause qu'on a une bonne réputation. On est dans un pays un peu plus nordique. Ça fait que ça fait des arbres frais, a-t-il souligné.

Même si les arbres sont frais, il y a des précautions à prendre pour le conserver durant toute la période des Fêtes.

Selon M. Downey, si on achète un arbre maintenant, il faut couper un centimètre au bout du sapin. On doit aussi le laisser dans l’eau au frais à l’extérieur ou au moins à l’ombre en attendant de le rentrer à l’intérieur. Comme ça vous serez certain d'avoir un sapin naturel quand viendra le temps de décorer votre maison pour Noël.