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La vie de couple en temps de pandémie

Photo déchirée de figurines nuptiales.
Les mariages ont été moins nombreux au Nouveau-Brunswick en 2020.PHOTO : iStock
Publié le 31 août 2020

La pandémie semble avoir eu un effet jusque dans nos chambres à coucher. Alors que de nombreuses célébrations de mariages ont été annulées, les demandes de renseignements concernant les séparations et les divorces augmentent au Nouveau-Brunswick.

Le nombre de mariages a chuté de près de la moitié dans la province pour six premiers mois de l'année 2020, selon des données préliminaires du bureau de Statistiques de l'état civil de Service Nouveau-Brunswick.

Entre 2014 et 2019, on a recensé entre 2900 et 3200 mariages par année dans la province, soit un peu plus de quatre mariages par 1000 personnes. Habituellement, au 31 juillet, 1300 mariages ont déjà eu lieu. Cette année, moins de 600 mariages ont été enregistrés pour la même période, une diminution de plus de la moitié.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

L'incidence de la pandémie sur les divorces et les séparations est cependant moins clair. Il faut dire que c’est un processus plus long est complexe.

Selon les données du ministère de la Justice, le nombre moyen de divorces a plutôt diminué de 110 à 90 par mois depuis le début de l'année. Cette diminution peut s'expliquer par le fait que les tribunaux ont été fermés pour plusieurs semaines. On parle toutefois ici de divorce officiel. Des couples peuvent aussi se séparer sans pour autant se divorcer.

Marie-Hélène Haché, avocate au cabinet Tandem de Moncton, spécialisé en droit de la famille, croit que la pandémie a poussé plusieurs personnes à revoir leurs relations.

Il y a eu une baisse significative des appels lors du premier mois du confinement. Ensuite, il y a eu une augmentation explosive des appels à partir de la mi-avril. Je ne peux pas vous dire si c’était tous des requêtes en divorce, mais on parlait de séparation, de garde d’enfant... On parlait de problèmes de santé mentale accentués, de difficulté dans les relations et ce genre de choses-là, a expliqué Me Haché.

On a remarqué une grande augmentation des cas qui impliquait la protection de l’enfance. Durant le confinement, les abus ne sortaient pas dans la sphère publique. On a eu beaucoup plus d’appels que d’habitude de gens qui normalement iraient à l’aide juridique parce que l’aide juridique a été fermée pendant une période significativement plus longue la plupart des cabinets d’avocats, a ajouté l’avocate.

Les gens ne disent pas que tout ça est directement lié à la pandémie et le confinement, mais Me Haché se doute que les problèmes déjà existants dans les couples ont été accentués par les directives de la Santé publique pour la gestion de la COVID-19.

La pandémie a aussi ralenti les processus judiciaires alors que plusieurs situations sont devenues plus complexes. On n’a qu’à penser aux problèmes avec les échanges et les visites d'enfants lorsque les contacts entre citoyens étaient limités à notre bulle familiale. La pandémie a aussi eu des conséquences économiques alors que plusieurs personnes ont perdu leur emploi au cours de la pandémie.

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