•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Début du contenu

Pour le meilleur ou pour le pire, la pandémie vous a peut-être transformée

La croisée, ICI Première, avec Benoit Michaud
Rattrapage du jeudi 17 novembre 2022

Pour le meilleur ou pour le pire, la pandémie vous a peut-être transformée

Pour le meilleur ou pour le pire, la pandémie vous a peut-être transformé

Une femme seule sur un lit, devant une fenêtre.
Pour beaucoup de gens, la pandémie n'aura pas été un événement passager, mais va avoir transformé leur vie en profondeur. PHOTO : iStock
La croisée, ICI Première, avec Benoit Michaud
La croiséePublié le 18 novembre 2022

La pandémie n'a pas été qu'un événement passager, mais une période de transformation en profondeur pour bien des gens qui ne reprendront peut-être jamais complètement leur vie d'avant. La compassion envers soi-même et les autres est de mise pour s'adapter à ces transformations à long terme, affirme Roxane de la Sablonnière, professeure au département de psychologie de l'Université de Montréal et directrice du Laboratoire sur les changements sociaux et l'identité.

La pandémie de COVID-19 n’est pas une période qu’on peut facilement laisser derrière soi et il ne faut pas sous-estimer les changements importants qu’elle a suscités au niveau personnel et social, affirme-t-elle.

En fait, la pandémie, c’est vraiment ce qu’on qualifie de changement social dramatique. C’est vraiment un événement marquant, un événement important dans la vie des gens, explique-t-elle.

Si vous hésitez encore à prendre part à des activités sociales, que vous êtes plus irritables ou plus incertains face à l’avenir, ce sont des réactions normales, signale Roxane de la Sablonnière.

Certaines personnes sont devenues plus anxieuses, d’autres, peut-être plus agoraphobes, d’autres, peut-être plus déprimées, d’autres peut-être plus en colère aussi, illustre-t-elle.

L’adaptation quotidienne nécessaire pour faire face aux mesures sanitaires a été très exigeante et vivre dans un tel climat d’incertitude sur une longue période est très difficile pour les êtres humains, insiste Roxane de la Sablonnière.

Si un véritable retour à la normale d’avant la pandémie n’est pas réaliste au niveau personnel ou social, elle croit que la compassion et l’écoute seront nécessaires pour réapprendre à vivre ensemble.

Je pense qu’il faut accepter qu’on a tous et toutes nos vulnérabilités par rapport à cette crise-là qui s’est passée, cette pandémie-là qui a remis en question plusieurs facettes de notre personnalité, de nos comportements, de la façon dont on fonctionne, exprime-t-elle.

Faire preuve d’écoute ne signifie pas nécessairement adopter le point de vue ou faire les mêmes choix que ses amis ou membres de la famille, mais peut aider à maintenir un lien d’affection et de respect.

Reste que d’être doux envers soi-même, envers nos propres limites puis d’être doux envers les autres aussi, ça ne peut pas nuire. Ça va créer un climat de bienveillance qui peut nous aider à passer justement ces périodes difficiles, indique Roxane de la Sablonnière.