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Douleur chronique  :  des soins encore difficiles à obtenir

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du lundi 10 janvier 2022

Douleur chronique  :  des soins encore difficiles à obtenir

Douleur chronique  :  peu de traitements disponibles

Douleurs chroniques à la nuque
Près de 8 millions de Canadiens vivent avec des douleurs chroniques. PHOTO : iStock
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 11 janvier 2022

Bien que la douleur chronique est reconnue comme une maladie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les traitements disponibles et les ressources tardent à se concrétiser.

Claude Roberto, fondatrice de l’association Edmonton Nerve Pain, un groupe de soutien pour la neuropathie, et auteure du livre At Peace with Pain, affirme que depuis que l'OMS a reconnu la douleur chronique comme une maladie à part entière en 2019, peu de choses ont changé.

Les patients sont souvent livrés à eux-mêmes pour tenter de trouver des façons de réduire leur douleur. Jusqu'à maintenant [on ne voit] pas beaucoup de changements pour les traitements. C'est-à-dire, il peut y avoir des médicaments ou bien les patients peuvent aller voir un chiropraticien, peuvent avoir des massages, ce qui coûte relativement cher, souligne-t-elle.

Malgré le fait que des millions de Canadiens souffrent de douleur chronique, il y a encore beaucoup de méconnaissance concernant la maladie, incluant au sein de la profession médicale, croit-elle.

« Il y a un énorme travail à faire pour les patients, pour le public en général et puis aussi bien sûr pour les médecins. »

— Une citation de  Claude Roberto, fondatrice de l’association Edmonton Nerve Pain et auteure du livre At Peace with Pain

Claude Roberto mentionne que la nature de cette maladie la rend difficile à cerner et à traiter, entre autres, parce que pendant longtemps on disait aux gens qui en étaient atteints que la douleur était dans leur tête.

Des appareils qui permettent d'observer le cerveau des patients peuvent aider les médecins à mieux comprendre la douleur dont ils souffrent, affirme-t-elle, mais ils sont dispendieux et ne sont pas accessibles à tous.

Claude Roberto espère que de nouveaux traitements pourront être développés et que la qualité de vie des patients pourra être améliorée au cours des prochaines années.

On ne va plus associer maladie mentale avec douleur chronique et ça c'est important, souligne-t-elle.

Elle espère également que les compagnies d'assurance vont améliorer leur couverture pour permettre aux patients atteints de douleur chronique d'avoir accès à de meilleurs soins.