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Des refus de permis d’études à des étudiants africains difficiles à expliquer

La croisée, ICI Première.
Rattrapage du lundi 6 décembre 2021

Des refus de permis d’études à des étudiants africains difficiles à expliquer

Des refus de permis d’études à des étudiants africains qui font mal dans la francophonie

Le nouvel enthousiasme des Indiens pour immigrer au Canada
Beaucoup d'étudiants africains francophones qui présentent un excellent dossier n'arrivent pas à obtenir un permis d'études au Canada. PHOTO : Radio-Canada
La croisée, ICI Première.
La croiséePublié le 7 décembre 2021

Les établissements d'éducation postsecondaire francophones en milieu minoritaire souffrent du nombre surprenant de permis d'études refusés à des étudiants internationaux francophones originaires de l'Afrique.

Le problème a entre autres été constaté au Campus Saint-Jean, souligne Denis Fontaine, doyen adjoint à la gestion des études au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta.

Ce qui me surprend, c'est que les gens du gouvernement semblent un peu surpris d'entendre cette situation alors que ça fait des années qu'on leur en parle, dit-il.

Le taux de succès des demandes des étudiants francophones originaires de l'Afrique est particulièrement bas, a-t-il constaté.

« Quand on regarde nos étudiants francophones d'autres pays, c'est pas du tout le cas. Ça semble vraiment être ciblé vers l'Afrique. »

— Une citation de  Denis Fontaine, doyen adjoint à la gestion des études au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta

Le directeur de la recherche stratégique et des relations internationales à l'Association des collèges et universités de la francophonie canadienne Martin Normand croit que la situation peut être liée à la capacité limitée de traiter les dossiers d'étudiants francophones à l'étranger. Un seul bureau traite les demandes des francophones alors que plusieurs bureaux peuvent traiter les demandes pour les étudiants anglophones.

Des messages contradictoires concernant certains critères utilisés pour approuver les dossiers peuvent aussi nuire aux étudiants, croit-il.

Certains départements gouvernementaux semblent vouloir aller recruter des étudiants qui souhaitent rester au Canada pour aider à combler des pénuries de main-d'oeuvre et atteindre la cible d'immigration francophone hors Québec fixée par le gouvernement, mais cet objectif n'est pas partagé par tous les intervenants gouvernementaux.

Un des arguments qu'autant Immigration Canada qu'Affaires mondiales Canada souhaitent qu'on mette de l'avant quand on fait le recrutement des étudiants c'est d'encourager les étudiants à rester au Canada à la fin de leurs études. Donc, nous on fait la promotion de ce message-là, après ça, on reproche aux étudiants d'inclure dans leur projet de vouloir rester au Canada, explique Martin Normand.

Le Campus Saint-Jean a entre autres l'impression d'avoir gaspillé du temps et des ressources dans ses efforts de recrutement d'étudiants internationaux qui n'ont finalement pas obtenu de permis d'études pour venir étudier en Alberta, explique Denis Fontaine.

Le gros problème, c'est au niveau de la réputation, parce que[…] on les invite à venir chez nous, on leur dit "Vous allez avoir un avenir prometteur, une bonne éducation", puis finalement ils se font bloquer la route, dès le départ, souligne-t-il.

Le nombre d'étudiants internationaux au Campus Saint-Jean a d'ailleurs baissé drastiquement depuis 2010, affirme Denis Fontaine.

Martin Normand indique quant à lui que son organisation va continuer de faire des pressions auprès d'Immigration Canada pour corriger le tir.

On va entreprendre une démarche pour bien documenter les effets de ces décisions-là sur nos établissements membres pour après ça pouvoir interpeller les institutions fédérales avec des données solides, promet-il.